Ressources à consulter avant, pendant ou après votre suivi à Saint-Herblain

Des publications, livres (avec résumés personnels) et conférences sur soi, l'autre, le couple, la famille.

un regard sur...

Mes réflexions

Je vous partage des contenus pour prendre du recul sur vous, votre situation relationnelle et réfléchir s'il y a besoin de créer du changement pour vous sentir mieux.

  • Un regard sur... Le respect dans la relation à deux


    Il peut paraître évident ou inutile de dire qu'une composante essentielle d'une relation saine est principalement basée sur le respect. Pourtant, nombre de personnes ne se respectent pas. Cette notion (comme toutes les autres) a une résonance, une interprétation personnelle qui fait que, pour un même événement, quelqu'un pourra clairement exprimer : « elle m'a carrément manqué de respect ! » quand un autre affirmera : « moi, ça ne m'a pas choqué... »


    Alors, il n'y a pas de définition officielle du respect ? Et bien non, manifestement. Des injures chez l'un ne sont pas le signe de manque de respect pour lui quand, chez l'autre, c'est véritablement une atteinte personnelle profonde qui est vécue.


    Comment faire, de fait, pour savoir si ce que nous disons, faisons pour l'autre et ce que nous recevons de l'autre est respectacle ?


    Peut-être qu’un élément de réponse se trouve dans la façon dont nous nous respectons (ou pas) nous-mêmes. Il est très courant que les personnes ne s’autorisant pas à prendre soin d’elle (en se dévalorisant, en se sur/sous alimentant, en se faisant du mal au travers des addictions, etc.) vivent des relations dans lesquelles elles ne sont pas respectées.


    La logique est la suivante : si la personne se dévalorise elle-même, elle ne croit pas (inconsciemment ou non) qu’elle puisse être valeureuse auprès d’une autre personne ; elle risque donc de rencontrer quelqu’un qui va lui confirmer qu’elle n’est pas digne de respect en ne la respectant pas ou peu. C’est un cercle vicieux qui ancre la croyance suivante : « il est normal qu’on ne me respecte pas ».


    L’inverse est vraie aussi, heureusement ! Si je me respecte, je vais être beaucoup plus enclin à respecter l’autre dans la relation ; je vais donc naturellement me tourner vers des personnes qui vont me respecter et confirmer, du coup, que je suis respectable. C’est un cercle vertueux qui ancre la croyance suivante : « il est normal qu’on me respecte ».


    Mais tout un chacun est évidemment digne de respect !


    On voit ici que cette notion est alors reliée à l’estime de soi. Et on n’est pas tous égaux là-dessus, loin de là. Mais la bonne nouvelle est la suivante : le regard que l’on porte sur soi se travaille et n’est pas déterminé à vie par ceux qui nous ont élevé, les personnes bienveillantes ou malveillantes qui nous ont entourées dans notre enfance. C’est une chance incroyable pour chacun d’entre nous de pouvoir accéder à un respect de soi (et donc de l’autre et donc dans la relation à l’autre) afin de vivre une certaine sérénité relationnelle.


    Cette opportunité est là, pour chacun. Parfois, elle nécessite un véritable accompagnement pour accepter de croire qu’on est vraiment une personne respectable. Parfois, il est possible de trouver sa ressource intérieure pour y aller. Mais, à chacun de vous, quelque soit la situation dans laquelle vous êtes, j’ai envie de dire :


    Relevez la tête et trouvez-vous digne. Digne d’être en vie, digne d’avoir vos qualités et vos défauts, digne d’avoir vos besoins, vos désirs, vos rêves, digne d’être ce que vous êtes, digne d’aimer, digne de vous aimer dans le respect, digne d’être aimé(e) dans le respect.


    En (re)trouvant votre propre respect, vous pourrez alors aussi trouver votre définition de ce qui acceptable ou non en lien avec l’autre et serez beaucoup plus en mesure de savoir si les relations que vous vivez s’inscrivent dans le respect de chacun.


    Et je vous souhaite que vous puissiez dire ensuite que :

    • Vous dévaloriser n’est pas respectable
    • Vous dénigrer n’est pas respectable
    • Vous insulter n’est pas respectable
    • Vous humilier n’est pas respectable
    • Vous crier, hurler dessus n’est pas respectable
    • Vous nier n’est pas respectable
    • Vous instrumentaliser n’est pas respectable
    • Vous rendre responsable de tous les problèmes n’est pas respectable
    • Vous rendre totalement dépendant (socialement, financièrement, psychologiquement, affectivement) n’est pas respectable
    • Vous faire du chantage n’est pas respectable 
    • Vous violer votre intimité n’est pas respectable 
    • Vous frapper n’est pas respectable 
    • Et j’en oublie certainement…

    Mais je vous souhaite aussi que vous puissiez dire que :

    • Vous accepter dans votre intégrité (et donc avec vos différences) est respectable
    • Vous valoriser est respectable 
    • Vous faire du bien moralement, psychologiquement, physiquement est respectable 
    • Vous écouter est respectable
    • Vous faire de la place est respectable
    • Vous opposer (dire NON) quand cela est juste pour vous est respectable
    • Vous affirmer (dire OUI) quand cela est juste pour vous est respectable
    • Vous retirer de relations (conjugales, amicales, sociales, professionnelles) qui ne vous respecte plus est respectable 
    • Et j’en oublie certainement…

  • Un regard sur... Le compromis dans la relation de couple


    Il est communément admis que le compromis fait partie d’une des composantes de la relation de couple. 

    Pour autant, il n’est pas si clair de savoir si on fait les « bons » compromis, si on en fait trop, pas assez…


    Peut-être que nous pouvons démarrer cette réflexion en prenant la définition du Larousse comme référence : 

    le compromis est « une action qui implique des concessions réciproques ».


    Faire des concessions… ça veut donc dire que le couple n’est pas une relation totalement harmonieuse, sans désaccord, sans nuage… ? Evidemment, me direz-vous, et il paraît effectivement raisonnable de le penser ainsi.


    Pour autant, accepter la compromission, c’est faire en partie le deuil de quelque chose. Mais il est parfois bien difficile de savoir si la concession que je fais est acceptable pour moi, si je me respecte.


    La question de l’acceptabilité du compromis se pose alors à plusieurs niveaux :

    • Acceptable sur une échelle d’importance = par exemple, je ne vais pas vivre de la même manière le fait de regarder un film que je n’ai pas choisi ou de renoncer à passer une soirée entre amis. Mais cette réalité est la mienne et peut-être que, pour mon conjoint, dans son référentiel, il est plus dur de regarder un film non choisi que de refuser une soirée en amis. Il est alors courant que, dans les couples, nous ne soyons pas d’accord sur le niveau d’importance que nous accordons aux choses, c’est pourquoi il est très possible que ce qui coûte en efforts à l’un paraisse anecdotique à l’autre (et inversement). Pour autant, quand nous nous situons sur une échelle d’importance, nous pouvons considérer que le compromis est plutôt acceptable.
    • Acceptable sur un échelle de réciprocité (on a vu plus haut que le compromis est une action impliquant des concessions réciproques) = si c’est toujours ou très souvent la même personne qui doit « plier » ou renoncer à ses choix premiers pour accepter ceux de l’autre, il se peut que, dans la durée, un sentiment d’injustice, de la rancœur, de la colère, une dépression, une infidélité, une séparation ou autre survienne. Sans pour autant entrer dans une comptabilité de « qui a fait le plus de compromis ? », qui est difficilement quantifiable, il apparaît important quand même de se demander quelles conséquences la fréquence et l’inégalité vécues de la compromission peut avoir au sein du couple.
    • Acceptable sur une échelle de valeur = la question ici est de savoir si nous renonçons à un désir ou un besoin car les enjeux ne sont pas du tout les mêmes. Renoncer à des désirs fait parti d’une réalité : nous ne pouvons pas avoir tout ce que nous désirons. Par exemple, nous ne sommes pas d’accord sur les critères de location d’une maison de vacances (piscine, proche de la mer ou autre) ; je décide d’accepter le choix de mon conjoint ce qui m’amène à renoncer au mien. Je vais donc quand même partir en vacances mais ne vais pas cocher toutes les cases de mes désirs.

    En revanche, renoncer à des besoins implique un renoncement à soi-même. Par exemple, le besoin de lien social, s’il est bafoué voire interdit par l’autre est une grande violence pour soi. Un besoin n’est pas un caprice ou un désir auquel on peut renoncer. Un besoin est un incontournable pour soi, pour son équilibre de vie. Faire le choix de ne pas écouter un besoin est un grand risque personnel car la conséquence peut être très grave.


    Pour information, nous pouvons nous-mêmes renoncer à nos propres besoins ; il s’agit de destruction personnelle, « d’auto-sabotage ». Dans ce cas, il semble important de faire appel à un professionnel pour comprendre quels mécanismes se mettent en place en nous et comprendre pourquoi nous enrayons systématiquement notre droit au bonheur.


    Pour conclure sur le thème du compromis, il convient alors de clarifier pour soi et pour l’autre, ce qui demande des efforts, ce qui semble équilibré et déséquilibré, ce qui est de l’ordre du désir ou du besoin. Cette dernière notion me paraît particulièrement importante pour ne pas se renier soi-même et éviter d’adhérer à des situations inacceptables.


    La compromission devrait alors pouvoir se vivre comme un renoncement acceptable au cœur d’une relation équilibrée et épanouissante grâce à une communication claire à ce sujet.


Se connaître pour mieux aimer

Livres sur la relation à soi

Avant d'améliorer ses relations avec les autres, il est essentiel de se connaître soi-même.

Ces lectures vous aident à explorer vos émotions, vos besoins et votre propre identité.

  • Votre corps a une mémoire — Myriam Brousse

    Couverture livre "Votre corps a une mémoire — Myriam Brousse"

    Aborder par l’histoire personnelle les souffrances du corps. Le corps garde en lui les souvenirs enfouis de vos souffrances d’enfants, de foetus, et même parfois de celles de vos parents et de vos ancêtres. Imprimées dans les muscles, les os et jusque dans la chair, ces douleurs résonnent dans votre corps et se réveillent au fil des événements de la vie.


    Trouver et comprendre les racines de ce qui vous fait souffrir, vous en libérer en agissant concrètement sur le corps pour le réparer, afin de ne plus subir votre histoire.

  • La liberté d’être — Annie Marquier

    Couverture livre "La liberté d’être — Annie Marquier"

    Une synthèse remarquable, au niveau spirituel autant qu’au niveau psychologique, de connaissances sur le fonctionnement de l’être humain. Pour une connaissance de soi allant bien au-delà des généralités habituelles, ce livre apporte des outils de transformation et de maîtrise directement applicables au quotidien. Maîtriser sa conscience, c’est maîtriser sa vie, c’est trouver sa liberté, la liberté d’être.

  • Ce que l’argent dit de vous — Christian Junod

    Couverture livre "Ce que l’argent dit de vous — Christian Junod"

    Alain Souchon le chantait dans Foule sentimentale « On nous fait croire, que le bonheur c’est d’avoir, de l’avoir, plein nos armoires… » le bonheur serait ailleurs que dans notre compte en banque ! S’interroger sur notre relation (et celle de notre famille) à l’argent en particulier en France où le sujet reste tabou permet de se poser des questions intéressantes et cruciales sur la vie que l’on mène ou que l’on souhaiterait mener.


    C’est à cet exercice que nous convie Christian Junod au travers d’un livre outillé grâce à sa pratique de conseiller financier (en Suisse) pendant de nombreuses années puis comme formateur, animateur de stages sur le sujet de la relation à l’argent, spécialiste de la communication non violente.

  • La dépression — Suzy Soumaille

    Couverture livre "La dépression — Suzy Soumaille"

    Nombre de déprimés auraient préféré se casser les deux jambes plutôt que d’affronter les tourments de la dépression. Affection redoutable, le nuage noir de la dépression envahit les moindres recoins de la pensée et du corps, parfois jusqu’à étouffer l’envie de vivre. Au cours de leur vie, une femme sur cinq et un homme sur dix vont en faire la douloureuse expérience. Connaître sa maladie est le premier pas pour sortir du tunnel dépressif.


    Symptômes, diagnostic, traitements, prévention des rechutes : ce livre accompagne le patient sur le long chemin qui le mène vers la guérison. Il est aussi une aide pour les proches qui sont en première ligne aux côtés de la personne dépressive. Tiraillés entre l’envie de la réconforter et de la secouer, ils sont guettés par le sentiment d’impuissance et l’épuisement.


    En s’informant sur sa maladie, l’entourage peut mieux soutenir le déprimé sur la durée, sans sombrer avec lui. Cette nouvelle édition, entièrement mise à jour, est le premier volume de la série « J’ai envie de comprendre… »

  • L’enfant et son Histoire — Martine Lani-Bayle

    Couverture livre "L’enfant et son Histoire — Martine Lani-Bayle"

    La psychanalyse a ouvert le débat sur l’hypothèse d’une transmission de la vie psychique entre les générations. Il ne faudrait pas pour autant la traduire en termes de causalité, de destin inéluctable. Si tout homme naît héritier, il n’en construit pas moins lui-même sa propre histoire à partir de son terreau généalogique – à moins qu’on ne lui en ferme l’accès. 


    Martine Lani-Bayle a élaboré la réflexion qu’elle expose ici dans le cadre de sa pratique de psychologue clinicienne auprès d’enfants qui souffrent de ne pas vivre dans leur famille de naissance ou qui souffrent d’y vivre. Elle montre la nécessité de les aider à poser des mots authentiques sur leurs ressentis, grâce à des démarches comme les arbres ou les histoires de vie. Celles-ci leur permettent d’articuler une histoire parfois difficile en se l’appropriant, déjouant ainsi les pièges des « interdits d’oublier » et de la discordance entre le vécu et l’ignorance imposée par les « interdits de savoir ». 


    Cette mise en mots narrative, créatrice de sens, ne change pas le passé, mais elle transforme le regard que chacun peut y porter. Par là, elle favorise la genèse des savoirs qui se construiraient, comme le développe l’auteur, là où le récit est possible.

  • Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même — Lise Bourbeau

    Couverture livre "Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même — Lise Bourbeau"

    Le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice : cinq blessures fondamentales à l’origine de nos maux qu’ils soient physiques, émotionnels ou mentaux. Lise Bourbeau, grâce à une description très détaillée de ces blessures, nous mène vers la voie de la guérison.


    Car de la compréhension de ces mécanismes dépend le véritable épanouissement, celui qui nous conduit à être enfin nous-même. Un guide simple et pratique pour transformer tous nos petits problèmes quotidiens en tremplin pour grandir.



  • Que dit votre colère — Ron + Pat Potter-Efron

    Couverture livre "Que dit votre colère — Ron + Pat Potter-Efron"

    Ne jamais se mettre en colère par peur de déplaire, perdre le contrôle total de soi et le regretter aussitôt, trouver chaque jour cent occasions de râler… sont autant de modes d’expression inadaptés de votre colère. Ils vous empêchent de vous affirmer, perturbent vos relations aux autres et entament sérieusement votre moral. 


    Pourquoi ne pas apprendre à communiquer autrement ? Ce guide vous invite à mieux cerner votre rapport à la colère. Est-elle l’ennemi à éviter à tout prix ? Une façon de vous défendre ? Un moyen d’obtenir ce que vous voulez ? D’exprimer votre révolte ?


    Que vous soyez un colérique masqué, explosif ou chronique, les auteurs vous proposent un ensemble d’exercices adaptés à pratiquer la tête froide. Ils vous permettront de vous énerver plus sereinement, dans le respect d’autrui et de vous-même.

  • Si je m’écoutais, je m’entendrais — Jacques Salomé + Sylvie Galland

    Couverture livre "Si je m’écoutais, je m’entendrais — Jacques Salomé + Sylvie Galland"

    Nous n’apprenons nulle part à communiquer, ni dans la famille et surtout pas à l’école.


    Dans ce livre qu’il est urgent de lire, Jacques Salomé et Sylvie Galland nous montrent que la plupart d’entre nous avons été conditionnés, dès la petite enfance, à aller dans le sens des attentes des autres. Adultes, nous sommes devenus des infirmes de la relation et tombons dans les pièges de l’accusation, de la jalousie, du jugement ou de la plainte. Si je m’écoutais je m’entendrais nous aide à sortir de nos mythologies personnelles et à retrouver le chemin d’une communication vivante, qui nous relie au meilleur de nous-mêmes et des autres.

  • Comment dominer le stress et les soucis — Dale Carnegie

    Couverture livre "Comment dominer le stress et les soucis — Dale Carnegie"

    Le stress et les soucis nous rongent, nous fatiguent, nous rendent moins agréables à fréquenter, plus irritables, sapent l’énergie et la réflexion, affaiblissent et vieillissent. 

    Ce sont de véritables poisons quotidiens. Ils provoquent même ulcères à l’estomac, accidents cardiaques et maux divers qui réduisent la qualité et l’espérance de vie. 


    Ce livre vous fait réagir et vous montre comment agir. C’est le meilleur antidote du stress et des soucis. Vous pouvez le mettre à profit dès aujourd’hui. Les conseils proposés sont simples et pleins de bon sens, illustrés de centaines d’épisodes vécus, puisés auprès de grands hommes, de philosophes, médecins, psychiatres et  personnes de toutes conditions et professions.

  • Hypersensible — Saverio Tomasella

    Couverture livre "Hypersensible — Saverio Tomasella"

    Vous a-t-on déjà dit que vous étiez à vif ou à cran, caractériel, prise de tête, douillet ? 

    S’est-on déjà moqué de vos accès de larmes, de votre impulsivité ou, au contraire, vous a-t-on reproché vos silences et votre difficulté à communiquer vos sentiments ? Oui ? Il se peut que vous soyez « hypersensible »…


    Comprendre l’hypersensibilité, ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas, à travers de nombreux témoignages. Découvrir quelles en sont les sources possibles (blessures d’enfance, exigences familiales, traumatismes…). Considérer son extrême sensibilité comme un trésor à partager et apprendre à vivre ses émotions.


    Saverio Tomasella est psychanalyste et docteur en sciences humaines, fondateur du Centre d’études et de recherches en psychanalyse.

  • La Puissance de l'acceptation — Lise Bourbeau

    Couverture livre "La Puissance de l'acceptation — Lise Bourbeau"

    Ce livre révèle le cœur de l’enseignement de Lise Bourbeau : la clef du bonheur est de pratiquer l’acceptation de ce que nous sommes. Cessons de nous blâmer ou de critiquer les autres, mais apprenons à nous écouter. Grâce à Lise Bourbeau vous saurez comment faire la différence entre accepter, se soumettre et comprendre. 


    Vous découvrirez le sens de l’amour véritable – que nous confondons trop souvent avec le dévouement, la pitié ou la passion. Ce livre unique vous épaulera tout au long de votre vie.

  • Manuel de survie dans le monde du travail — Jacques Salomé

    Couverture livre "Manuel de survie dans le monde du travail — Jacques Salomé"

    Jacques Salomé reprend ses grands principes de communication et les applique ici au monde du travail. Il nous propose conseils et solutions pour gérer le stress, être mieux avec soi-même, écouter nos vrais besoins… et nous apprendre notre premier métier : être humain.

Cultiver l’harmonie et la communication

Livres sur la relation de couple

Renforcer la communication, comprendre les mécanismes du lien amoureux, traverser les crises...

Ces ouvrages sont des références pour les couples qui souhaitent évoluer ensemble.

  • Bien ensemble — David Burns

    Couverture livre "Bien ensemble — David Burns"

    Accessible, réaliste, efficace, passionnant, un, véritable manuel pour être heureux avec les autres. Le livre qui pourrait bien changer votre vie. Difficile de s’entendre avec les autres.


    Et pourtant, impossible de vivre sans eux. Dans son livre, David Burns nous place devant cette évidence que nous avons tant de mal à admettre : au moindre conflit, nous préférons avoir raison que rétablir une relation harmonieuse. Bien ensemble, c’est tout simplement une méthode révolutionnaire, issue de plus de vingt ans de pratique de la thérapie cognitive. 


    Pour découvrir comment réagir face à la critique, se débarrasser de la culpabilité, vaincre le stress et l’anxiété dans les affrontements quotidiens… Et surtout, pour être, enfin, bien ensemble. Un indispensable kit de survie relationnelle, un livre unique, par l’auteur le plus recommandé par les médecins, thérapeutes et psychiatres aux Etats-Unis.

  • Face aux narcissiques — Wendy T.Behary

    Couverture livre "Face aux narcissiques — Wendy T.Behary"

    Vous êtes déstabilisé par un partenaire égocentrique, dépourvu d’empathie, arrogant, voire humiliant ? Vous voilà certainement aux prises avec un narcissique… Que faire quand celui-ci occupe une place importante dans votre vie ? Les narcissiques sont partout : chez les people, sur les plateaux de télévision… mais aussi au bureau ou, pire, dans votre salon ! 


    Ces personnalités complexes et difficiles, non dénuées de charme et qui peuvent pourtant se transformer en bourreaux, savent à merveille utiliser vos faiblesses pour vous imposer leur sinistre loi. Plutôt que de vouloir à toute force les changer, apprenez à interagir pour vous faire entendre et préserver votre estime de soi sans détruire la relation qui vous lie à eux. 


    L’ouvrage de Wendy Behary, complet, intelligent et fouillé, explore les modes de fonctionnement des personnalités narcissiques et propose une approche novatrice concrète reposant sur les plus récentes avancées en matière de psychologie cognitive, de neurosciences et de communication.

  • Les langages de l'amour — Gary Chapman + Ross Campbell

    Couverture livre "Les langages de l'amour — Gary Chapman + Ross Campbell"

    Tout comme un adulte, chaque enfant exprime et perçoit l’amour à travers un style de communication dominant. Le problème se pose lorsque parents et enfants ne parlent pas le même  » langage « . Mais un langage ça s’apprend. Mères et pères peuvent se servir des informations de ce livre pour les aider à combler les besoins affectifs de leurs enfants. 


    Dans Les langages de l’amour, Gary Chapman aidait de nombreux conjoints à vivre une relation plus enrichissante en leur montrant comment parler le langage de l’autre. 

    Dans Langages d’amour des enfants, Chapman fait équipe avec Ross Campbell, l’auteur de Comment vraiment aimer votre enfant, pour aider les parents à parler le langage d’amour de leurs enfants. Vous pouvez apprendre à parler couramment le langage d’amour de votre enfant ! 


    Découvrez son langage principal : les paroles valorisantes, les moments de qualité, les cadeaux, les services rendus, le toucher physique. Apprenez comment communiquer efficacement à votre enfant des sentiments de respect, d’affection et d’engagement qui lui permettront de vivre dans l’assurance de votre amour inconditionnel.

  • L'emprise affective — Barbara-Ann Hubert + Saverio Tomasella

    Couverture livre "L'emprise affective — Barbara-Ann Hubert + Saverio Tomasella "

    Dénouer les liens toxiques. L’emprise affective peut prendre diverses formes, et se retrouver dans chaque type de relation : professionnelle, familiale, amicale, amoureuse… Tout attachement peut receler un besoin, parfois inconscient, de dominer l’autre ou de s’y soumettre. Si chaque lien est potentiellement une prison, pour autrui et soi-même, comment, alors, prendre conscience de l’emprise et nous en affranchir ? 


    Parfois, nous rejouons sans le savoir des scénarios de notre passé, dans certaines circonstances, avec un type de personne particulier.


    Nous pouvons aussi avoir une fausse idée de nous-mêmes ou de nos capacités, ce qui nous pousse à rester dans les chemins que d’autres balisent à notre place. Dépendre de l’avis des autres pour se construire, ou contrôler son environnement, peut sembler confortable, mais renoncer à son libre-arbitre et à son propre point de vue engendre de grandes souffrances. 


    Si nous faisions le pari du courage, de l’inconnu ? Si nous apprenions à nous faire confiance et à moins attendre des autres ? Pour celles et ceux, évoqués dans cet ouvrage, qui ont pris le temps d’emprunter cette voie, sortir de l’emprise a été source de joie, de vie et de liberté.

  • Un jour mon prince — Philippe Brenot

    Couverture livre "Un jour mon prince — Philippe Brenot"

    «J’aimerais rencontrer l’homme idéal, celui qui transformera ma vie.» Cette phrase, combien de fois l’ai-je entendue dans la bouche des femmes qui viennent me voir en consultation ? Quel que soit leur âge, beaucoup sont en attente d’amour, et souvent rien ne vient… 


    Je vais vous raconter de vraies et belles histoires d’amour, celles qui nous inspirent. 

    Et je vais vous confier les secrets qui, selon moi, permettent aux couples de durer… 

    Car si aimer et être aimé est une question de disponibilité, c’est aussi un apprentissage.

  • Du bon usage des conflits — Daniel Coum + Isabelle Gravillon

    Couverture livre "Du bon usage des conflits — Daniel Coum + Isabelle Gravillon"

    Dans notre société consensuelle, le conflit a plutôt mauvaise réputation, au point que nous aimerions l’éradiquer de nos vies. Et pourtant, il est partout : entre frères et sœurs, entre parents et enfants, dans le couple, au travail, dans la rue. Est-ce un mal ? Non. 


    Car le conflit est inhérent à toute relation, toute rencontre authentique. Un jour, on a le   « Déclic de soi », et l’on décide d’affronter le conflit plutôt que de le fuir. On profite alors de ses bienfaits : se faire respecter, poser des limites aux enfants ou à son entourage, s’affirmer, et remettre en cause l’ordre établi. On apprend, en même temps, à ne pas s’enliser dans des disputes stériles. 


    C’est ainsi que la relation évolue : chahutée parfois, mais jamais figée. Comment le conflit aide-t-il le petit enfant, puis l’adolescent, à se construire ? En quoi les disputes conjugales peuvent-elles renforcer le couple ? Pourquoi certains sont-ils déstabilisés dès qu’un conflit surgit ? Dans quels cas le conflit est-il paralysant ? Que gagnerions-nous à accepter le conflit au travail plutôt que l’éviter ? Que découvre-t-on sur soi lorsqu’on ose entrer en conflit ?

  • La danse du couple — Serge Hefez

    Couverture livre "La danse du couple — Serge Hefez"

    Le couple est une danse. Les amants évoluent ensemble et le tempo qui berce leur mouvement est scandé de crises et, souvent, d’insatisfactions. Aujourd’hui, on attend tout, parfois trop, du couple. Pourtant, la vie à deux n’est pas un conte de fées, l’amour ne suffit pas à garantir le bonheur ni l’épanouissement que l’on recherche. Les remises en question sont inévitables. Mais c’est à ce prix que le couple évolue : il se nourrit de ses propres crises.


    Serge Hefez, thérapeute conjugal et familial, raconte et explique ce pas de deux qui confronte, entrechoque et fait valser un homme et une femme, deux hommes ou deux femmes, avec ou sans enfants. Il dévoile les coulisses et les enjeux de la vie à deux.

    Ce livre est un plaidoyer pour le couple qui montre comment, lorsque deux personnes prennent le risque de transformer une relation, cette relation possède à son tour le pouvoir de les transformer.

  • La jalousie amoureuse — Anne Clotilde Ziegler

    Couverture livre "La jalousie amoureuse — Anne Clotilde Ziegler"

    Radiographie de la jalousie amoureuse : toutes les clés pour comprendre le sentiment jaloux, mettre à jour ses ressorts psychiques, trouver le chemin pour surmonter l’épreuve de l’infidélité du partenaire et grandir.


    Ceux qui disent qu’ils ne sont pas jaloux n’ont probablement jamais connu la situation qui génère ce fracas. Rage et colère, tristesse et désespoir, doutes et incompréhension, dégoût et honte… la jalousie amoureuse est tout cela à la fois, un cocktail explosif d’émotions et de sentiments changeants, attisés par la peur de perdre l’amour de l’autre. 


    Loin d’être le signe d’un désordre psychologique, la jalousie amoureuse est une réaction tout à fait normale face à une trahison amoureuse. Elle frappe là où ça fait mal, parce qu’elle fragilise l’estime de soi et la confiance en soi, parce qu’elle ébranle l’intimité et l’exclusivité de son couple, mais aussi parfois parce qu’elle vient réveiller des blessures de l’enfance.


    En trente ans de pratique comme psychothérapeute, Anne Clotilde Ziégler a accompagné nombre d’hommes et de femmes qui ont traversé cette épreuve. Dans ce livre nourri de ce vécu, elle nous plonge au cœur du tourment jaloux et de ses mécanismes. Grâce à une grille d’analyse fine et méthodique, cet ouvrage nous livre toutes les clés pour affronter l’épreuve de la jalousie et la transformer en opportunité de développement personnel.


    Comment ça fait mal : la suspicion, les rapides émotionnels, l’instabilité des décisions… Un tableau des souffrances que traverse le jaloux, pour comprendre  » de l’intérieur  » cette expérience douloureuse et ses nuances.


    Pourquoi ça fait mal : un décryptage précis des ressorts psychologiques de la souffrance, aussi bien les mécanismes communs à tous que les fragilités propres à chacun, liées aux différents schémas affectifs construits dans l’enfance (vécu d’abandon, de dépendance, de solitude…).


    Comment en sortir : des pistes, des conseils et des outils pratiques pour dépasser la douleur, reconstruire sa personne, réparer son couple ou en faire le deuil, et transformer cette épreuve en occasion de grandir.

  • Tout pour plaire... et toujours célibataire: Rencontrer l'amour — Sophie Guillou + Sophie Cadalen

    Couverture livre "Tout pour plaire... et toujours célibataire: Rencontrer l'amour — Sophie Guillou + Sophie Cadalen"

    L’amour, tout le monde l’attend, le cherche, l’espère et pourtant, il arrive qu’il se dérobe alors même qu’on a « tout pour plaire » ! Malgré les sites de rencontres et une prétendue liberté de mœurs censée mettre à notre portée tous les possibles, la quête amoureuse s’apparente souvent à un chemin difficile, parsemé d’embûches et de déceptions. 


    La vie sentimentale apparaît alors comme un échec, une énigme qui incite à s’armer de recettes infaillibles pour parvenir à capturer le partenaire idéal. Seulement voilà, les sentiments ne se déclenchent pas sur commande et l’amour vient toujours nous cueillir là où nous ne l’attendons pas ! 


    De la même façon qu’elle avait tordu le cou aux idées reçues sur les hommes et les femmes dans Hommes, femmes, ni Mars, ni Vénus, la psychanalyste Sophie Cadalen s’en prend aux préjugés sur la rencontre amoureuse. Avec la collaboration de Sophie Guillou, elle passe en revue ses freins les plus fréquents : peur de l’abandon, de la dépendance, peur de souffrir, d’aller vers l’autre… 


    La seule façon de donner une chance à l’amour ? Partir à l’aventure, sans calcul ni mode d’emploi : plus qu’une destination, l’amour est un voyage…

  • Le Paradoxe de la passion — Dean Delis + Cassandra Phillips

    Couverture livre "Le Paradoxe de la passion — Dean Delis + Cassandra Phillips"

    Nous avons tous été un jour victimes du paradoxe de la passion, où l’un des partenaires est plus amoureux que l’autre. Le désir et la douleur d’aimer du dépendant s’exaspèrent, tandis que le dominant prend ses distances, et, chargé de ce fardeau, se sent le plus souvent coupable.


    Même si ces rôles ne sont pas fixés définitivement au sein du couple, même s’ils changent avec un partenaire différent – le dépendant n’est pas toujours une victime innocente, ni le dominant un bourreau sans cœur -, ces jeux de pouvoir sont le centre de toute relation amoureuse.


    Pendant de nombreuses années le Dr Delis a aidé des couples en crise à trouver la  » juste distance « , à reconstruire une harmonie, et, dans le cas d’un déséquilibre insurmontable, à aboutir à une séparation moins conflictuelle. Exemples à l’appui, ce livre propose des stratégies qui ont permis à certains couples de vivre une véritable renaissance amoureuse.

  • Les Amours impossibles — Saverio Tomasella

    Couverture livre "Les Amours impossibles — Saverio Tomasella"

    35% de célibataires, 18 millions de personnes seules en France… Pourquoi est-il si difficile de connaître l’amour ? Ce livre met en lumière les schémas amoureux et les erreurs que nous répétons, sans en avoir conscience, mais qui nous mènent à l’impasse amoureuse. Il aide chacun à trouver le chemin de l’amour.


    Décoder les causes de ses échecs amoureux : blessure d’une rupture douloureuse, peur de l’engagement, fantasme d’un partenaire parfait ou conforme au modèle social, jalousie, besoin de séduire…


    Des exemples, des témoignages et six portraits emblématiques, commentés et analysés. « Un livre pour interroger ses préjugés sur l’amour, échapper aux loyautés invisibles et sortir de la répétition. », Elle, Laure Leter.


    Saverio Tomasella est psychanalyste et docteur en sciences humaines. Auteur de plusieurs ouvrages grand public, il a notamment reçu en 2012 le Prix Nicolas Abraham et Maria Torok pour Renaître après un traumatisme.

  • Nouveaux couples — Robert Neuburger

    Couverture livre "Nouveaux couples — Robert Neuburger"

    Pourquoi choisit-on aujourd’hui de créer un couple ? Quelles difficultés risque-t-on de rencontrer ? Que doit-on savoir pour les résoudre ? S’appuyant sur son expérience de praticien confronté à des couples hétérosexuels, homosexuels, transgénérationnels, Robert Neuburger montre que, pour une majorité de gens, le couple est devenu le meilleur refuge pour se protéger d’un monde insécurisant (famille incertaine, vie professionnelle aléatoire). 


    Ainsi, le nombre élevé de divorces et de séparations constaté actuellement n’est pas le signe d’un désintérêt pour le couple, mais la conséquence d’un surinvestissement des attentes à son égard qui augmente le risque de déception ! Il convient donc d’apprendre à gérer sa vie, ou plutôt ses vies de couple, avec ou sans l’aide d’un thérapeute, en intégrant ces nouvelles données.


    Robert Neuburger est psychiatre, psychanalyste, thérapeute de couple et de famille à Paris, vice-président de la Société française de thérapie familiale. Il enseigne à l’Université libre de Bruxelles.

  • "On arrête... on continue ?" Faire le bilan de son couple — Robert Neuburger

    Couverture livre "On arrête... on continue ?" Faire le bilan de son couple — Robert Neuburger"

    Vous sentez-vous reconnu(e) dans votre couple ? Le partage des tâches est-il équitable ? Comment les décisions sont-elles prises ? La communication est-elle bonne entre vous ? Quelle sorte d’intimité partagez-vous ? Faites-vous confiance à votre partenaire ?


    Du choix de la résidence à la gestion des finances, des pratiques sexuelles à la complicité, de l’amour de l’autre au respect de soi, ce livre est le compagnon des couples. Conçu pour être utilisé régulièrement, il aide à trouver, dans une optique non conflictuelle, les mots pour questionner et être entendu(e). Parce qu’il est souvent possible d’éviter la séparation en posant à temps des questions simples…

  • Femme désirée, femme désirante — Danièele Flaumenbaum

    Couverture livre "Femme désirée, femme désirante — Danièele Flaumenbaum"

    Une majorité de femmes souffrent – souvent sans le savoir – de ne pas avoir la vie sexuelle qu’elles souhaitent : être à l’aise avec les sensations, pouvoir les ajuster à celles du partenaire, bénéficier ainsi des vertus reconstituantes du partage amoureux. 


    Au croisement de la gynécologie, de la médecine chinoise, de la psychanalyse et de l’approche transgénérationnelle, le docteur Flaumenbaum, gynécologue et acupunctrice, s’appuie sur plus de trente ans d’expérience pour expliquer comment les femmes d’aujourd’hui construisent leur sexualité, la place qu’y tient la mère, pourquoi le plaisir ou même le désir sont si peu souvent au rendez-vous, et comment faire pour y remédier. 


    Un livre qui devait revigorer les hommes et dynamiser les femmes.

  • Les quatre accords toltèques : La voie de la liberté personnelle — Miguel Ruiz

    Castaneda a fait découvrir au grand public les enseignements des chamans mexicains qui ont pour origine la tradition toltèque, gardienne des connaissances de Quetzacoatl, le serpent à plumes. Dans ce livre, Don Miguel révèle la source des croyances limi-tatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles.


    Il montre en des termes très simples comment on peut se libérer du conditionnement collectif – le rêve de la planète, basé sur la peur – afin de retrouver la dimension d’amour inconditionnel qui est à notre origine et constitue le fondement des enseignements toltèques.


    Les quatre accords proposent un puissant code de conduite capable de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté, de vrai bonheur et d’amour. Le monde fascinant de la Connaissance véritable et incarnée est enfin à la portée de chacun.

  • La peur de l'autre — Laurie Hawkes

    Tandis que certaines personnes évoluent avec aisance parmi leurs semblables, d’autres éprouvent une réticence, une peur, voire une angoisse paralysante qui les pousse à éviter le contact avec autrui.


    Cette anxiété sociale revêt différents visages : au fil de nombreux exemples, l’auteur en décrit les multiples manifestations et en explique la logique, entre tempérament personnel et expériences de vie. En identifiant l’origine de ses craintes (peur de l’intimité, d’être jugé, de blesser autrui…) et les mécanismes de ses propres inhibitions, chacun peut alors progresser dans ses relations interpersonnelles.

  • Les couples et leur argent — Aldo Naouri

    Pour vous, je résume ce livre en quelques lignes pour vous donner les principaux messages de ce sujet incontournable dans la vie d’un couple.


    L’enfant est le 1er projet des parents : réparation de l’histoire de chacun. Il est donc à la confluence de 2 familles

    L’enfant créé des problématiques dont celle de l’argent.


    On essaie de « régler » les problèmes d’argent alors qu’il faut s’interroger sur ce qu’il représente dans le couple (et pour chacun). L’argent est un moyen d’échange. Le couple est une relation d’échange


    Nos sociétés sont construites sur le fait que dans l’échange, chacun est gagnant (don/contre-don).


    Pour que je donne : je me prive et vice versa. C’est un système transactionnel donc chacun est gagnant.

    La durée du couple dépend de la volonté, de l’état d’esprit et du don.


    Les questions liées à l’argent sont actuelles et récentes. Le travail des femmes apporte un 2ème revenu dans le foyer. Dans + de 50% des cas, l’argent n’est pas une préoccupation dans le couple. L’argent ramené dans le foyer appartient au couple même si l’1 des 2 ne travaille pas.


    Dans notre société, l’argent va avec le pouvoir. Si la femme ne travaille pas, elle n’a pas de pouvoir ?


    La séparation des biens dans le couple met l’individualité au centre et non l’intérêt commun = colocation.

    L’homme a un instinct de pourvoyeur. S’il est au chômage, s’il gagne moins que sa femme, ça peut être très problématique pour lui. Le problème d’argent peut être un prétexte pour se reprocher des choses.


    En général, le porte-monnaie est géré par l’un ou l’autre au quotidien.


    Quand il y a un projet important, un budget à prévoir, ça se fait à 2. Parler de l’argent dès le début de la relation.

    La conception de l’argent influe directement sur la conception du couple.

  • La danse du couple — Serge Hefez + Danièle Laufer

    Pour vous, je résume ce livre en quelques lignes pour vous donner les principaux messages de ce best seller de Serge Efez


    Crises


    « La relation de couple n’est pas un état mais un processus de dévelopement continu qui évolue par crises sucessives » = ces crises sont normales et les surmonter maintient la relation vivante.


    En cas de crise, chaque membre du couple renforce la conviction de l’autre (si je fais ça, c’est parce qu’il fait ça et vice-versa) = lecture linéaire


    Pour sortir de la crise il vaut mieux échanger sur le couple que sur le partenaire = lecture circulaire.


    Donc : parler de soi plutôt que de l’autre, exprimer des demandes plutôt que des reproches, échanger sur le couple plutôt que sur l’autre…


    Chacun est responsable de la souffrance vécue dans la relation et vécue personnellement.


    A qui appartient l’émotion ? Passé ? L’autre ? Soi ?…


    Symétrie, complémentarité


    Les relations sont fondées soit sur l’égalité (fonctionnement en symétrie), soit sur la dissemblance (fonctionnement en complémentarité)


    Il faut essayer de passer de la symétrie à la complémentarité = sortir du cercle vivieux et de l’escalade dans les disputes : chacun redéfinit sa représentation de la relation, son rôle, etc.


    Mais quand chaque place est fixe (complémentarité) = engager une discussion en symétrie permet de redéfinir des règles, des rôles…


    Objectif : passer d’un mode de communication à un autre.


    Pacte fondateur : alliance inconsciente du couple qui scelle les complémentarités et ancre et stabilise la relation (ex : frigide avec un éjaculateur précoce).


    En consultation, le thérapeute « représente » le couple et énonce le contrat de mariage implicite ce qui permet à chacun de modifier son regard par rapport à l’autre et à la relation.


    Le pot commun


    Le couple peut être considéré comme un pot commun : chacun dépose ses attentes, désirs, sa représentation du couple, ce qui se partage ou non = surtout les règles implicites et les règles explicites qui font la dynamique relationnelle


    Les 1ers mois et les 1ères années : réglage de la bonne distance et de ce que chacun met dans le pot commun. Mais ça évolue avec la vie !


    « Les crises naissent de cette nécessité de redéfinir en permanence cette distance » = tango !


    L’argent : très révélateur de la conception du pot commun. Comptes séparés : illusoire mais maintient l’idée que chacun a son espace d’autonomie bien à lui.


    Identification projective 


    C’est loger à l’intérieur de l’autre ce que l’on n’aime pas de soi = partie de soi dont on ne peut pas se débarrasser.


    La personne va « téléguider » l’autre avec sa projection et comme elle a mis une partie de soi en l’autre, elle ne peut pas la renier ou s’en séparer. Attention donc à la situation d’emprise affective, dépendance affective (persécuteur/victime)


    Plus la puissance de l’identification projective est forte entre les partenaires, plus le couple est fusionnel : chacun a un besoin vital de l’autre qui porte alors tout ce qui est refoulé et dénié or la différenciation est un des enjeux du couple.


    L’attachement positif est ce qui nous permet de nous construire. Il n’y a pas de rapport de domination ou de pouvoir.


    L’attachement négatif ressemble à des chaînes qui nous retiennent à un geôlier invisible.


    Je et nous


    La passion amoureuse est tout sauf un facteur de stabilité.


    Interroger les circonstances du coup de foudre permet de voir toute la dimension inconsciente du lien amoureux.


    Dans la 1ère expérience de couple (ou illusion duelle), le « moi » de chacun se confond dans un espèce de « moi conjugal » = recherche de la ressemblance et les 2 amoureux ne voient que ça.


    C’est souvent quelque chose que les personnes recherchent ensuite dans leurs relations futures.


    Plus on essaie de se construire contre un modèle, plus il s’impose à nous. On passe de l’illusion et la désillusion, ex : « je ne voulais surtout pas être comme ma mère et plus je vieillis, plus je lui ressemble ».


    La relation duelle est nécessaire mais après l’autonomie de chacun est fondamentale pour la relation.


    Après être « nous », chacun va devenir « je ». 


    Les hommes et les femmes obnubilés par l’amour ne franchissent pas le cap de la folie amoureuse : recherche incessante de l’état fusionnel et donc pas de construction de vie à 2 possible.


    Le lien passionnel amoureux peut être dissocié du lien relationnel.


    Pendant la phase fusionnelle : chacun contient ses démons et ne voient que les vertus de l’autre. Quand ce stade est passé : on retrouve ses démons et on voit l’autre autrement = crise.


    Pendant la période de fusion, la personne addicte l’est en général beaucoup moins et quand la désillusion arrive, la personne retrouve un comportement addictif. On met souvent le problème sur le compte de l’addiction au lieu de la dé-fusion.


    Le toxicoman est dépendant de la drogue et l’autre est dépendant du toxicoman = complémentarité. La situation reste fusionnelle et le couple présente une forme : malade/thérapeute.


    Représentations, identifications


    Les hommes considèrent souvent leur couple, leur famille comme un tremplin pour accomplir des choses à l’extérieur. Les femmes sont plutôt à l’inverse.


    Pendant un entretien, je peux demander au couple d’évoquer une situation révélatrice des difficultés qu’il rencontre.


    Question : comment épouver son individualité au cœur de son couple ? Idem pour individu/société.


    Un couple sans crise = couple suspect.


    Quand vient la crise : travail de deuil à faire pour affronter la réalité après l’idéalisation. Mais on oscille entre l’envie d’aimer et l’envie de détruire. C’est propre à la nature humaine.


    L’insatisfaction est un demande de changement, pas forcément une demande de destruction de l’autre ou de la relation = redéfinir la relation qui n’est plus conforme aux attentes.


    A l’âge adulte, on a une personnalité constituée des diverses identifications de notre entourage.


    Les relations de la fratrie sont largement aussi importantes que les relations des parents.


    « Beaucoup de lits conjugaux sont envahis par des fantômes qui n’ont rien à y faire » (père, mère, frère, sœur…)


    3 formes de couple


    justaposition (1+1=1+1) ; le « je » est très important

    fusion (1+1=1) ; le « nous » est prioritaire

    équilibré (1+1=3)

    Les fantasmes


    Les fantasmes ne sont pas faits pour être réalisés : mise à distance de la réalité.


    Ils ne sont pas tous sexuels. C’est un jardin secret.


    Chacun vit ses fantasmes comme s’il était seul à les éprouver or : représentations communes !


    En revanche : fantasmes pervers = réduction de l’autre à l’état d’objet.


    Le pervers narcissique (pathologie assez rare) a besoin de l’autre pour projeter ses propres démons.


    Se considérer comme une victime c’est considérer qu’on n’a aucune influence sur sa propre vie.


    Quand le couple est en crise, ça peut être un des enfants qui prend la place du thérapeute et devient le porte-parole du couple = chacun doit retrouver sa place.


    Dans la famille, il y a 4 types de lien


    filiation (parents/enfants)


    consanguinité (fratrie)


    avunculaire (tantes, oncles/enfants)


    alliance (couple) = le seul qui n’est pas biologique, le plus fragile et sur lequel tout repose.


    Mythe conjugal, mythe familial, rituels


    Le couple crée son mythe à partir de l’histoire familiale de chacun, ex : « dans la famille Foison, on est tous musiciens ».


    La confrontation des mythes de chacun se vit dans le couple à travers des gestes du quotidien = on touche à l’identité familiale de chacun (ex : pain)


    La différence entre un couple et une secte : possibilité de remettre en question les règles = pas d’imposition, flexibilité.


    Il faut aller questionner les mythes familiaux (= contenus manifestes et latents) pour comprendre le système


    « Les mythes participent à notre insu à forger les règles de la vie commune ».


    Les règles implicites sont régulatrices de la dynamique de la relation


    Souvent, le contenu manifeste est un prétexte ; dessous : demandes fondamentales


    On oublie peu à peu le fondement des rituels ; on garde que ce qui est à la surface et on ne vient pas interroger la source du rituel.


    Les rituels sont nécessaires car on ne peut pas réinventer chaque jour la vie quotidienne mais attention à la routine.


    Pour ne pas ressentir les rituels comme une contrainte, il faut les réinterroger souvent.


    En thérapie je peux prescrire, sans les expliquer, des « contre-rituels » pour déjouer des rituels dévitalisés.


    Le fait que le thérapeute propose un rituel évite un rapport de force dans le couple et permet de créér autres choses (ex : rubans et rapports sexuels)


    Le tiers enrichissant ou envahissant


    Le couple a besoin d’éléments extérieurs pour tenir = projets, enfants, personnes importantes, passion… (pour danser il faut de la musique!) mais il faut que ça enrichisse la relation et non que ça l’écrase.


    Plus les tiers sont nombreux, plus ils sont dosés, plus le couple reste conjugal


    Si on se polarise trop sur un projet, un investissement : le couple peut devenir SARL, parental, hôpital, centre de formation…


    Le couple peut devenir le thérapeute des partenaires : chacun évolue par rapport à son histoire en étant dans une relation à 2.


    Le couple est thérapeutique car il tente en permanence de résoudre le conflit intérieur de chacun et le conflit extérieur du couple.


    Parfois, on peut placer une chaise vide entre le couple pour représenter le « tiers » (la maladie, la personne « en trop », un enfant, un projet, etc.) et le faire parler ou le mettre en scène


    Un des partenaires peut désigner l’autre comme bouc émissaire (= pas de tiers) ; on préfère ne pas se remettre en question et rejetter la faute sur l’autre = adolescence !


    On peut préférer s’aliéner à une projection sur l’autre = « c’est à cause de toi que je ne peux pas faire ça »


    On est de plus en plus libre, on a une infinité de choix = augmentation de l’angoisse, vertige.


    Parfois, une maladie, une dépendance fixe le couple. L’autre devient son thérapeute et le couple n’a plus de marge de manoeuvre. La maladie peut donc être désignée comme le problème du couple.


    On a une attitude ambiguë face à ce que l’on cherche : on veut que ça s’arrête mais on a peur du changement = comportement de l’adolescent.


    Stabilité et changements


    On arrive avec son baluchon dans le couple, sans y prêter attention, et on finit par croire que c’est l’autre qui nous a changé.


    « Changer de couple n’est pas forcément un changement. Ce peut être simplement répéter ailleurs les ratés de sa propre histoire ».


    « La stabilité du couple permet l’évolution et le changement ».


    « Quand les individus prennent le risque de transformer une relation, elle possède à son tour le pouvoir de les transformer. En mieux. »


    A l’arrivée du 1er bébé, il peut y avoir une « crise du modèle » quand les parents ne parviennent pas à définir la place de l’homme, de la femme, du père et de la mère.


    Au 2ème enfant:la famille devient « famille-groupe » et ça occasionne des crises conjugales plus profondes.


    Souvent, les homosexuels intériorisent l’oppression sociale = honte de soi, culture du sentiment négatif, rejet, dissimulation…

  • Aimer et être aimé ; le paradoxe de la passion — Dean Delis + Cassandra Phillips

    Quel que soit notre enfance, on peut tous passer par les mêmes contradictions, paradoxes de l'amour.


    Attention à la pensée qui enracine les difficultés relationnelles et surtout amoureuses dans le passé (culpabilité). Les difficultés conjugales sont inhérentes au couple !


    Il y a une alternance de la position dominante et de la position dépendante ; plus l'un demande de l'amour, moins l'autre en donne. 


    Tomber amoureux induit une perte de contrôle.


    La passion implique un déséquilibre amoureux : l'un et l'autre tente de séduire l'autre et le rendre dépendant de soi (peur du rejet). La passion nous empêche de savoir si c'est une aventure qui est en train de se vivre ou si c'est une histoire sérieuse qui démarre (désordre du jugement).


    La fin de la passion (ou le déclin) qui amène à une relation équilibrée montre que chacun a retrouvé son équilibre émotionnel et que les 2 sont assurés de l'amour de l'autre = fin de l'ivresse, de l'exaltation... Ça veut dire aussi qu'il y a une perte de contrôle, qu'il peut y avoir un mélange de peur et de plaisir, l'angoisse du rejet.


    En séance, demander ce que chacun a ressenti dans les 1ers moments de leur amour : comprendre ce qui a rapproché les 2 et, souvent, on peut déceler les germes de leur éloignement.


    « L’amour fait de nous des caméléons. Instinctivement, nous adoptons la coloration de l’autre pour le persuader que nous sommes capables de satisfaire le maximum de ses besoins spécifiques ».


    Les trois facteurs de déséquilibre :


    Inégalité de pouvoir de séduction : on a besoin de s’assurer que l’autre puisse répondre à un maximum de nos besoins (inconsciemment) et donc on est conduit à exercer un certain pouvoir sur lui pour qu’il nous « comble ». Chacun peut passer de la position dominante à la position de dépendance = ça peut être imprévu, inconfortable, déséquilibrant.

    Le déséquilibre circonstanciel : le mariage, un bébé ou un événement X ou Y peut engendrer ou accentuer le déséquilibre dans la relation et le paradoxe de la passion prend toute sa place.

    Le déséquilibre des personnalités : ce qui attire chez l’autre au début de la relation est parfois ce qui est reproché ensuite (ex : la timidité du partenaire peut attirer et mettre l’autre en position haute mais cette posture peut devenir encombrante quand le « dominant » a besoin que le « dépendant » prenne des initiatives).


    Le dominant – le fardeau du pouvoir


    Plus le dominant domine, moins il est amoureux. Le dépendant a une angoisse : le rejet. 

    « Le dépendant perd aussi son intelligence », obnubilé qu’il est de se faire aimer de l’autre. 


    La tension subie par le dépendant peut anesthésier son intelligence. Il peut alors devenir maladroit, complexé, etc. ce qui renforce le dominant à prendre de la distance, à être agacé, etc.


    Le dominant va essayer plusieurs techniques pour rendre le dépendant plus attrayant : la solution esthétique, la solution culturelle, la solution érotique.


    Quand le paradoxe s’installe, on communique moins, contrairement au début de la relation où c’était facile de parler de ses sentiments, de soi, etc. Personne n’a conscience que ça peut être lié à un détachement.


    Quand le dépendant sent cela, il essaie souvent de faire parler son partenaire. Mais le silence est un rempart efficace et souvent utilisé par les dominants. La colère s’exprime quand nous ne savons pas ce que nous voulons : ça crée encore plus d’éloignement entre les 2 personnes.


    La colère est un sentiment normal ; la violence psychologique et physique non.


    Le dominant peut s’énerver pour des riens pour ne pas aborder le problème de fond qui est son désintérêt amoureux. C’est une tactique inconsciente pour éloigner le dépendant sans avoir à affronter le vrai problème.


    Peu à peu le dominant devient bourreau et le dépendant victime (par peur du rejet).


    Le dominant qui exprime sa colère peut peu à peu se culpabiliser et donc rester dans cette relation insatisfaisante, déséquilibrée ; c’est une façon de faire baisser la culpabilité car il ne rejette pas l’autre. La spirale colère/culpabilité constitue une grande partie de l’énergie affective et devient alors un piège dans lequel s’enferme le dominant.


    Les dominants n’ont pas à se reprocher les problèmes du couple = les dynamiques internes de la relation sont les vraies coupables. Si le dominant se libère de sa culpabilité, il est plus léger, moins écrasé par la relation et peut reprendre espoir.


    L’ambivalence affective fonctionne comme un pendule : quand ça balance du côté négatif, ça amène de la culpabilité, quand ça balance du côté positif, ça fait baisser la culpabilité et c’est parfois à ce moment-là que le dominant va proposer le mariage… 


    Pour les femmes, c’est parfois difficile d’exprimer la colère, véhiculée comme agressive et masculine ; alors, la colère peut être retournée contre soi et amener une dépression.


    Le fantasme du veuvage est une stratégie fréquente chez les dominants = liberté sans culpabilité. Ce fantasme est un baromètre du malheur et de la frustration.


    Le désarroi du dominant se traduit souvent par des « symptômes » d’ambivalence affective ; en thérapie, le dominant va chercher à mettre fin à cette ambivalence.


    Le dominant va essayer de gagner du temps car c’est trop difficile de trancher. Par exemple, il espère que vivre ensemble avant de s’engager va l’aider à se fixer sur une décision.


    Le dominant peut essayer l’infidélité comme solution, pour trouver une réponse à son ambivalence. « L’interdit érotise fortement la situation » mais ça aggrave la situation, très souvent. L’infidélité apporte 2 ambivalences au lieu d’une donc le dominant ne trouve en général pas sa réponse dans cette situation.


    Autre solution envisagée : la séparation provisoire.


    Le dominant dans la relation qui engage = la raison dit oui, le cœur dit non

    Le dépendant dans la relation qui engage = la raison dit non, le cœur dit oui

    L’amour-amitié = l’autre est un ami très spécial qui n’est pas excitant. 


    Beaucoup de relations heureuses et durables existent sur ce mode-là.

    L’amour-amoureux = c’est un amour excitant.

    La compassion est un ennemi naturel de la passion.

    La plupart des dépendants continuent longtemps à aimer le dominant.


    Le dépendant – la douleur d’aimer


    Quand l’un des deux ressent assez rapidement de l’anxiété dans la relation, ça peut être un signal car il est possible de plonger dans une relation de dépendance.


    Quand la personne est éperdument amoureuse, elle vit une distorsion positive de la perception fondée sur l’espoir du dépendant d’avoir trouvé le partenaire idéal.


    Quand le dominant se détache, ça génère de la peur et de l’angoisse chez le dépendant.


    La souffrance et l’amour peut faire perdre l’identité du dépendant qui va tenter la reconquête du dominant.

    Mais ça fait encore plus fuir le dominant.


    De plus, le dépendant se perd dans la relation et déséquilibre encore plus la relation ; il essaie de vivre en miroir de l’autre. Le meilleur moyen de reconquérir un dominant : ne pas le reconquérir ! Le dépendant peut « utiliser » la sexualité pour se rapprocher du dominant et avoir une impression de contrôle sur l’autre. Cocktail du dépendant : passion, amour, souffrance et colère, souvent refoulée = alternance amour/haine assez forte.


    Parfois la rage est retournée contre soi = autodestruction (baisse de l’estime de soi, dépression…) La jalousie est inhérente au dépendant ; elle fait trianguler la relation. Ca détourne la colère du dépendant vers une autre personne. Plus le dépendant est désespéré, plus il va oser l’audace = faire un enfant, devenir indifférent, devenir violent… Le rejet amoureux réveille certainement la peur de l’abandon du bébé.


    La rupture est vécue par le dépendant : le dominant est vu comme un salaud et le dépendant comme une victime.


    Mais le malheur donne la possibilité de progresser. Pour combler le vide, on peut se tourner vers la spiritualité, l’achat, la boulimie, l’anorexie, l’alcool et les drogues.


    Pour avoir le sentiment de contrôler la situation, le dépendant peut se venger par lettre, tuer symboliquement le dominant, mieux réussir que lui professionnellement ou aller vers des actes plus violents envers lui ou le dominant (vandalisme, harcèlement, TS…) Suite à un échec amoureux, les rôles de dépendant et dominant peuvent s’inverser. Mais bien des couples réconciliés reviennent à leurs anciens schémas relationnels destructeurs.


    Comment construire un amour durable ?


    Les 2 doivent se mettre au travail !


    Exprimer les paradoxes de l’amour = compréhension de l’histoire et du rôle de chacun avec, ensuite, possibilité de réajustement. « L’amour est un sentiment relatif qui peut disparaître et réapparaître en fonction des dynamiques relationnelles qui opèrent entre les partenaires ».


    On peut retomber amoureux de la personne qu’on a (voulu) quittée(er). Il faut différencier les désirs superficiels des besoins profonds.


    La communication


    Quand on est en colère, on agresse l’autre et le conflit est stérile

    Après la colère, on peut prendre ses responsabilités et un échange est possible.


    Mettre l’amour de côté sinon il est vite fait de penser que c’est le manque d’amour qui est le problème alors que ça peut être un symptôme de la difficulté relationnelle, du déséquilibre.


    Responsabilité des sentiments, des mots avec « je ».

    Je peux proposer à l’un et l’autre de prendre la place de l’autre = positionnement empathique.

    Ne pas chercher qui a tort ou raison : diriger l’énergie commune pour aborder les vrais problèmes.

    Identifier les comportements répétitifs.

    Objectif = arrêter la communication culpabilisante (notamment avec « tu ») qui permet le retour de la confiance, de la complicité possible

    Dire sans accuser.

    Attention aux comportements déguisés en « solution ». Ex : « De toutes façons, tout ce que je fais est nul. Tu devrais me quitter ».

    L’humour est très positif.

    Etablir des objectifs concrets et non implicites !!!


    Ce que le dépendant peut faire


    Il est important de prendre soin de ses amis, surtout pour le dépendant qui, s’il n’a plus de relation satisfaisante dans le couple, va s’accrocher encore plus au dominant.


    Pour qu’il puisse se libérer de ce statut de dépendant, c’est important qu’il vive en dehors du couple (activités, sorties, relations amicales…) ce qui permet au dominant, potentiellement, de revenir.


    Prendre soin de soi et prendre le temps de l’émotion ; ne pas s’agiter dans tous les sens pour éviter la tristesse.


    Le dépendant a une grande tendance au catastrophisme = poser des questions là-dessus pour que le patient puis « dépassionner » certaines choses et accéder à un peu de raisonnement logique. Il a une propension à l’auto-sabotage ! Je peux demander au patient de reformuler ses pensées comme s’il était son propre ami.


    Quand le dépendant choisit de trouver la « juste distance » dans son couple et de s’investir à l’extérieur de son couple, il doit le dire à son partenaire sinon, ça crée l’effet inverse.


    A essayer de mettre en place : se ménager, s’accrocher à la réalité, penser de manière positive, prendre de la distance, expliquer ce qu’on fait (dans la relation), affronter la peur de la distance et définir ses limites.


    Ce que le dominant peut faire


    Se réconcilier lui-même en acceptant sa colère, sa frustration, sa culpabilité…

    Il peut écrire une lettre à un(e) ami(e) qui vivrait la même situation ; l’idée est qu’il puisse être son meilleur ami et aller vers une réconciliation avec lui-même.


    Ne pas prendre de décision quand il est en pleine ambivalence affective.

    Le dominant a la culpabilité de l’abandon = travailler là-dessus.

    Diriger la colère vers la relation, la situation et non sur l’autre = communication positive et possibilité de changement. On peut faire un exercice d’objectivité en écrivant les défauts ET les qualités de l’autre = ne pas se fixer sur ce qui ne convient plus et éviter l’obsession.


    Si le dominant réalise qu’il n’est pas piégé, qu’il a le choix de partir = il se sent libre et peut choisir de rester dans la relation, mais différemment.

    La personne peut aussi faire une liste avec les raisons de rester et les raisons de partir.

    Le dominant peut tenter de se rapprocher, surtout dans la communication, pour exprimer ce qui oppresse, sans accusation.


    Partager des petites choses (anecdotes au travail, infos du jour…) et tenter l’affection quand c’est possible. Ca peut paraître non naturel au départ mais ça permet de « tester » ce que ça fait.


    Si le dominant montre ses points faibles, ça le met en position basse (ce qui peut faire peur) mais ça permet au dépendant d’être en position haute et ça permet de rééquilibrer la relation ou du moins de créer du mouvement.


    Il faut de la patience !!!


    A essayer de mettre en place : se réconcilier avec soi-même, écouter sa propre culpabilité, dompter sa colère, apprendre à voir son partenaire tel qu’il est, se garder une porte de sortie (possibilité de partir), tenter de se rapprocher de l’autre, être patient.


    Les racines du déséquilibre


    Les circonstances

    = changement de travail, deuil, déménagement, grossesse, naissance…


    Je peux demander à l’un de se mettre à la place de l’autre.


    Les rôles sexuels

    Il y a une confrontation entre le modèle « traditionnel » et la vie actuelle (travail, réussite, argent…)

    Attention au syndrome de la superwoman.


    Le pouvoir de séduction

    La dynamique du paradoxe fait que l’un doute des sentiments de l’autre et le trouve alors plus séduisant. Et quand les sentiments de l’autre vous encombrent, vous avez tendance à le trouver moins séduisant.


    Le moi équilibré


    Contrôler/céder et séparer/unir sont des modes de comportements fondamentaux qui sous-tendent nos interactions avec autrui.


    La personnalité du dépendant – apprendre à se valoriser


    Son énergie est canalisée vers l’union et l’obéissance.


    Le dépendant gentil

    Son vrai plaisir : faire plaisir et il est totalement étranger à la colère. Parfois, l’amour de ses parents lui a été donné parce qu’il était sage. Etre gentil évite d’être rejeter. Devise inconsciente : « aime-moi ».


    L’écho

    Il a tendance à se fondre dans la relation, à perdre ses repères et à s’adapter totalement à l’autre. Enfant, il a parfois appris qu’il doit rester petit et faible pour gagner l’amour de ses parents. Il se sent facilement abandonné. Devise inconsciente : « sans toi je ne suis rien ».


    Le vindicatif

    Il a l’avantage de pouvoir exprimer sa colère mais… pas de la bonne façon (ex : faire des achats pour essayer de compenser quelque chose qui manque dans la relation). Enfant, il a souvent eu un parent autoritaire et un parent plus dans l’affection mais va plutôt être soumis à l’obéissance. Devise inconsciente : « ne pas s’opposer ».


    Le maltraité

    Il a tendance à nouer des liens avec des êtres violents. Souvent, l’enfance est éprouvante et destructrice avec un  parent dominateur et un parent passif. L’enfant apprend à accepter tous les blâmes. Devise inconsciente : « c’est de ma faute ».


    La personnalité du dominant – savoir être vulnérable


    Son énergie est canalisée vers l’indépendance (la séparation) et le contrôle.


    L’autoritaire

    Il veut tout contrôler pour ne pas souffrir. Dans son enfance, souvent, il a eu des parents suivant des rôles sexuels traditionnels où le père a l’autorité et transmet à ses fils le mépris de la faiblesse. Devise inconsciente : « j’ai toujours raison ».


    L’aventurier 

    Il ne vit que pour prendre des risques. Souvent, la personne a connu un climat plutôt hostile et insécurisant dans l’enfance. Devise inconsciente : « je peux tout avoir ». L’aider à choisir entre des plaisirs à court ou long terme


    Le solitaire

    Il pense être plus en sécurité en se tenant à l’écart des autres. Dans l’enfance, il a contrôlé la situation par l’absence quand il s’est senti exclu de sa famille. Devise inconsciente : « ne t’approche jamais des autres ». Dans le couple, il est important de pouvoir légitimer la solitude ET l’intimité.


    Le revanchard

    Il ne veut pas se faire avoir et ne montre pas de faiblesse. Il a souvent appris dans l’enfance qu’il faut taper le 1er et a été au contact de l’agressivité. Devise inconsciente : « je dois être fort ».


    L’art de rompre


    Avant de décider de se séparer, il y a plusieurs choses à faire :

    Travailler sur la communication non culpabilisante

    Travailler sur les besoins de chacun, le ré-équilibrage de la vie quotidienne

    Travailler sur la culpabilité, la dramatisation

    Le dépendant : travailler sur la juste distance et le dominant sur un essai de rapprochement

    Travailler sur soi (attentes, manques, estime et confiance en soi…)

    Savoir qu’il y aura des ratés


    Après avoir essayé ça, il faut se fier à son instinct. La distinction entre acceptation et résignation est difficile !


    3 facteurs peuvent amener un dépendant à rompre : l’épuisement affectif, la rencontre d’un autre partenaire et le regain d’estime de soi (c’est pourquoi la juste distance est si importante). Environ 6 semaines après la séparation, c’est très difficile ; sentiment d’amputation émotionnelle. Il est important d’être entouré.


    Accepter la souffrance est important aussi.


    Il est possible aussi la personne fasse le yoyo = partir, revenir, repartir… est-ce le paradoxe de la passion qui agit ou est-ce un amour authentique qui fait revenir ??


    La patience est un bon allié : ça évite de réagir par la peur ou la colère, ça permet une accalmie après des phases douloureuses, de ne pas s’énerver quand ça va mal. Pendant la crise, on est amnésique des moments où ça allait bien. Et quand ça va bien, on est amnésique de quand ça va mal…


    Quand ça ne va pas, il faut revoir les règles du jeu.


    Déjà, reconnaître qu’on est dans une phase douloureuse ou compliquée est super ; c’est qu’une certaine transparence est possible. Puis, prendre un rdv à 2 pour « vider sa poubelle », éviter la culpabilité, les accusations… On peut penser à une séparation temporaire pour éviter d’alimenter la colère de l’autre.


    Faire l’amour, voir des amis, voir un spectacle distrayant, priez l’autre de vous excuser !

renforcer les liens familiaux

Livres sur la famille, l'éducation

Ces ouvrages apportent des clés pour mieux comprendre les dynamiques familiales et accompagner — le mieux possible — les enfants dans leur développement.

  • Ces enfants malades de leurs parents — Anne Ancelin Schützenberger + Ghislain Devroede

    Couverture livre "Ces enfants malades de leurs parents — Anne Ancelin Schützenberger + Ghislain Devroede"

    Sans qu’ils le veuillent, sans qu’ils le sachent, et bien malgré nous, nos parents, nos grands-parents, nos aïeux nous laissent en héritage leurs deuils non faits, leurs traumatismes non « digérés », leurs secrets. Or, si les choses ne sont pas dites, le corps, lui, les exprime parfois : c’est la somatisation. 


    Le corps de l’enfant, petit-enfant, de l’arrière-petit-enfant, quel que soit son âge, devient alors le langage de l’ancêtre blessé. Il est donc nécessaire de décoder et de soigner les plaies non refermées. Pour se libérer – enfin – du «froid» que l’on portait en soi.

  • Je t'en veux, je t'aime — Isabelle Filliozat

    Couverture livre "Je t'en veux, je t'aime — Isabelle Filliozat"

    Aucune relation n’est semblable à une autre. Il y a ceux et celles qui téléphonent à leur maman tous les jours, et ceux qui ont déménagé le plus loin possible… Dans cet ouvrage, l’auteur propose au lecteur de tenter une rencontre authentique avec ses parents. Une réconciliation ne peut faire l’impasse sur l’expression des souffrances, la reconnaissance des blessures, l’explication des malentendus, l’énonciation de la colère ainsi que son accueil.


    Pourquoi se contenter d’une relation superficielle quand on peut (re)créer une relation d’intimité et de complicité ?

  • Quand la famille s’emmêle — Serge Hefez

    Couverture livre "Quand la famille s’emmêle — Serge Hefez"

    Recomposée, monoparentale, homoparentale ou traditionnelle, la famille change. 

    Les membres d’une famille sont à la fois partagés entre l’affection et la volonté d’autonomie érigée en véritable valeur. Cela traduit un repli de la famille. Les familles, désormais affranchies des contraintes institutionnelles, sont régies par une obligation d’aimer et l’injonction d’être libres et heureuses.

  • Psychogénéalogie — Anne Ancelin Schutzenberger

    Couverture livre "Psychogénéalogie — Anne Ancelin Schutzenberger"

    Se réapproprier son histoire personnelle et familiale, mieux s’inscrire dans une lignée et une légende, et mettre de l’ordre dans le « chantier » laissé par nos anciens : tel est l’objet de la psychogénéalogie clinique.


    Elle ouvre des possibles : maintenir les loyautés qui nous conviennent, faire émerger tout ce qui a pu être joyeux, honorable, agréable et paisible, déposer le fardeau des erreurs, souffrances, plaies et « fautes » du passé, accepter qu’il peut y avoir, dans notre famille, du mauvais, des hontes et des non-dits, des drames non résolus, des pertes impossibles à admettre – et prendre avec recul tout cela, pour vivre, enfin, sa vie à soi… 


    Psychothérapeute, groupe-analyste et psychodramatiste de renommée internationale, professeur émérite à l’université de Nice, inventeur du mot « psychogénéalogie », Anne Ancelin Schützenberger a écrit ce livre comme une suite au célèbre Aïe, mes aïeux ! 


    Elle y aborde l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur les loyautés familiales invisibles, le syndrome d’anniversaire, la mémoire du corps, ou encore la meilleure façon de tracer un arbre généalogique signifiant. Elle aide à se poser les bonnes questions pour vivre et non plus survivre, pointe les pièges à éviter, et ouvre le chemin qui permet d’aller butiner dans le jardin familial.

  • Les territoires de l'intime : l'individu, le couple, la famille — Robert Neuburger

    Couverture livre "Les territoires de l'intime : l'individu, le couple, la famille — Robert Neuburger"

    Une grande partie de notre existence est consacrée à acquérir une intimité, puis à la défendre ou au contraire à la partager. 


    Mais qu’est-ce que l’intimité ? Comment l’adolescent conquiert-il son espace propre ? Comment, plus tard, tisse-t-on une intimité au sein du couple, puis de la famille, tout en préservant son territoire personnel ? Voilà qui devrait permettre à chacun de mieux comprendre les bases mêmes de l’identité, mais aussi des liens conjugaux et familiaux. 


    Robert Neuburger est psychiatre, psychanalyste, thérapeute de couple et de famille à Paris. Il forme et supervise des thérapeutes tant en France qu’à l’étranger.

  • La compétence des familles — Guy Ausloos

    Couverture livre "La compétence des familles — Guy Ausloos"

    Par ses récits cliniques issus de son expérience auprès d’adolescents et de jeunes adultes et une réflexion théorique constamment réactualisée et élargie, Guy Ausloos nous guide dans cette passionnante aventure du soin direct apporté lors de crises familiales ou institutionnelles.

  • Aïe, mes aïeux! — Anne Ancelin Schützenberger

    Couverture livre "Aïe, mes aïeux! — Anne Ancelin Schützenberger"

    Anne Ancelin Schutzenberger livre dans cet ouvrage, à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle de près d’une vingtaine d’années, une « thérapie transgénérationnelle psychogénéalogique contextuelle ».


    En langage courant, ceci signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement, à « payer les dettes » du passé de nos aïeux. C’est une sorte de « loyauté invisible » qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille.


    Ce livre passionnant et truffé d’exemples s’inscrit parmi les toutes récentes recherches en psychothérapie intégrative. Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, le syndrôme d’anniversaire, le non-dit-secret et sa transformation en un « impensé dévastateur ».

  • La confiance en soi de votre enfant — Gisèle George

    Couverture livre "La confiance en soi de votre enfant — Gisèle George"

    Chacun veut donner à sa fille, à son fils la confiance en soi essentielle pour que la vie lui sourie. Un enfant épanoui, bien dans sa tête, qui apprend avec plaisir, s’ouvre aux nouvelles expériences de la vie, se sent bien avec les autres. Voilà ce dont rêve chaque mère, chaque père. C’est le plus bel héritage que nous puissions transmettre. 


    Le Dr Gisèle George nous explique comment se construit la confiance en soi et nous permet de trouver la bonne attitude pour aider nos enfants à y accéder : être vigilant mais pas intrusif, stimuler sans mettre la pression, aider tout en laissant le temps au temps. Pour que les enfants soient confiants en eux et prennent leur essor ! 


    Pour que les adultes soient fiers de leurs choix parentaux et puissent regarder tranquillement leurs enfants grandir ! Un livre pour avoir confiance en soi, pour les enfants, mais aussi pour chacun d’entre nous.

  • L’autorité pourquoi comment — Anne Bacus

    Couverture livre "L’autorité pourquoi comment — Anne Bacus"

    Comment faire preuve d’autorité sans tomber dans un rapport de force permanent ? Que peut-on interdire et que peut-on tolérer ? Quelles sont les techniques pour faire cesser un comportement négatif ou, au contraire, pour susciter un comportement positif ? Comment adapter nos réactions face à un tout-petit ou face à un adolescent ? 


    Cet ouvrage vous aidera à répondre à toutes ces questions et vous apportera de nombreux conseils pratiques pour exercer sereinement votre autorité.

  • L'estime de soi chez l'enfant — France Frascarolo-Moutinot

    Couverture livre "L'estime de soi chez l'enfant — France Frascarolo-Moutinot"

    L’estime de soi, la valeur que l’on s’attribue se forge très tôt, dès l’enfance, à travers le sentiment que l’on éprouve d’être aimé, reconnu, écouté par ses parents et son entourage. Mais aider l’enfant à se construire une image positive et à croire en lui n’est pas toujours facile.


    Des questions à la fois essentielles et très concrètes se posent : À partir de quel âge faut-il se soucier de l’estime de soi de son enfant? Mon enfant est timide. Manque-t-il de confiance en lui ? Mon fils se trouve trop maigre, trop grand, pas comme il voudrait… Comment puis-je l’aider ? Y a-t-il des mots ou des phrases à bannir absolument pour préserver l’estime de soi ? J’ai tendance à punir régulièrement ma fille qui multiplie les bêtises. Est-ce que punir sape la confiance en soi ?

  • Œdipe toi-même — Marcel Rufo

    Couverture livre "Œdipe toi-même — Marcel Rufo"

    Faut-il dire toute la vérité aux enfants sur leurs origines ? Qu’est-ce que la rivalité fraternelle ? Comment se construit l’identité sexuelle ? Pourquoi s’invente-t-on un roman familial ? À quoi servent les symptômes et faut-il les guérir à tout prix…

    À ces questions et à bien d’autres, Marcel Rufo apporte des réponses concrètes, fruit de trente-cinq ans de pratique de la pédopsychiatrie.


    Loin de toute théorie abstraite, il explique, à travers des cas particuliers, comment les enfants et les adolescents expriment, dans leur corps et par leur comportement, les tourments et les désarrois qu’ils ne parviennent pas à mettre en mots.


    Quand certains se sont plu à nous répéter que tout se jouait avant six ans, Marcel Rufo nous montre au contraire qu’il n’y a pas de fatalité. Tout peut se jouer sans cesse car, quelle que soit la souffrance initiale, elle ne présage jamais de l’avenir.


    Le livre d’un spécialiste pas comme les autres, chaleureux et généreux, pour qui chaque patient, aussi jeune soit-il, est un sujet à part entière, unique et libre. À lire d’urgence par tous les parents qui trouveront là des clés pour mieux comprendre leurs enfants.

  • Détache-moi ! Se séparer pour grandir — Marcel Rufo

    Couverture livre "Détache-moi ! Se séparer pour grandir — Marcel Rufo"

    À la naissance, le bébé ne fait qu’un avec sa mère. C’est le temps de la fusion, indispensable, où il puise assurance et force. Cependant, il faut grandir et, pour cela, prendre de la distance, afin de gagner de nouveaux territoires d’autonomie et de liberté.


    Mais peut-on se séparer sans peine ? Pourquoi la séparation fait-elle naître en nous un sentiment d’abandon ? Qu’est-ce que le travail de deuil, et est-il jamais terminé ? À quoi servent les souvenirs ? Sommes-nous vraiment nostalgiques de la fusion première avec notre mère ?


    Le Pr Marcel Rufo répond ici avec la chaleur et l’humanité qu’on lui connaît, et une grande empathie pour nos fragilités, nous tendant ainsi un miroir où chacun retrouvera ses interrogations et ses appréhensions face à la séparation.

  • Tiens bon ! — Marcel Rufo

    Couverture livre "Tiens bon ! — Marcel Rufo"

    Parmi les innombrables patients que Marcel Rufo a rencontrés au cours de sa carrière, le pédopsychiatre a choisi sept histoires. Un cas d’autisme infantile, d’autres de handicap, de troubles alimentaires graves, de conduites à risques, de troubles de l’adoption… Sept cas cliniques qui l’ont marqué, sept patients qu’il a suivis, parfois pendant de longues années. 


    Mais qu’y a-t-il de commun entre un autiste et un enfant adopté ? Peut-être la confiance, la croyance qu’un mieux-être est possible, quelles que soient les difficultés que l’on doit traverser. 


    Marcel Rufo se fait dans ce livre l’avocat d’une psychiatrie optimiste, qui croit en l’avenir. Une psychiatrie ne se résumant pas à la maîtrise de la clinique, mais qui englobe le suivi et l’empathie.

  • Tu réussiras mieux que moi — Marcel Rufo

    Couverture livre "Tu réussiras mieux que moi — Marcel Rufo"

    Pour les parents d’aujourd’hui, l’école est un sujet sensible, prioritaire. Ils attendent d’elle que leurs enfants s’y épanouissent, y réussissent, et qu’ils en sortent avec un diplôme. L’école est aussi la source de préoccupations, de questionnements et d’angoisses qui conduisent ces parents à consulter un pédopsychiatre.


    Troubles des apprentissages, décrochage et phobie scolaires, précocité intellectuelle, pression des notes, redoublement, orientation… Marcel Rufo nous parle des points faibles du système éducatif et fait des propositions concrètes pour y remédier. 

    À l’injonction de la réussite à l’école il oppose la confiance.

  • Mais pourquoi tu veux déjà quitter ta mère ? ou le Syndrome du nid vide — Rosine Bramly

    Couverture livre "Mais pourquoi tu veux déjà quitter ta mère ? ou le Syndrome du nid vide — Rosine Bramly"

    Lorsqu’on a un bébé, on a l’impression que les couches-culottes et les biberons vont durer une éternité. Puis les Noëls, les vacances et les rentrées se succèdent de plus en plus vite. L’enfant grandit. Et, un beau matin, c’est fini, l’oiseau s’envole du nid. C’est bien pour lui. Et ça devrait devenir bien pour les parents aussi. Mères ou pères, tous en passent par le Syndrome du nid vide, le SNV.


    Qu’est-ce que c’est ? un état dépressif, un sentiment de fin, une angoisse de vide. 

    Ça peut se traduire aussi par une agitation, une véritable ébullition. Cet espace affectif et ce temps libre à combler, c’est sacrément dur, mais c’est comme tout: quand on s’y prépare, on peut s’offrir une nouvelle vie enrichissante. Pour soi et pour son enfant. 


    Rosine Bramly traite, à travers des cas réels et de nombreux témoignages, de toutes les situations possibles : les parents qui vivent le syndrome du nid vide au moment d’un divorce ; ceux qui commencent une deuxième adolescence : « Mes enfants s’en vont ? Chouette, je fais ce que je veux » ; ceux qui, seuls depuis longtemps, s’autorisent enfin une vie sentimentale ; les beaux-parents en deuil de ces enfants qu’ils aiment tant mais qui ne sont pas les leurs. 


    Au passage Rosine Bramly trouve matière à s’interroger (et à plaisanter) sur l’actuelle confusion des rôles: adultes en plein « jeunisme », ados en régression ou, au contraire, forcés de se montrer plus mûrs que leurs propres parents. Chacun cherche sa place… Recul, consolation, bonne humeur, conseil… 


    Un livre de développement personnel, rehaussé par l’humour et l’énergie de son auteur. Mi-bobo mi-ado, mi-pro mi-amical, mi-gourou mi-psy, le ton inimitable de Rosine Bramly pour analyser un nouveau syndrome, le SNV.

  • Vos parents ne sont plus vos parents — Marie-France + Emmanuel Ballet de Coquereaumont

    Pour vous, je résume ce livre en quelques lignes pour vous donner les principaux messages de cet ouvrage très bien écrit.


    Bonne lecture …


    Historiquement, la relation parents/enfants est dissymétrique et hiérarchique. Continuer de la voir ainsi c’est poursuivre une perception mystifiée de l’enfant, de la fonction parentale et de la famille. Dans l’histoire collective, la représentation parentale a la vie dure. Mais le deuil de la fonction parentale est inévitable.


    « L’être humain préfère naturellement fuir certaines réalités confrontantes et/ou douloureuses pour maintenir un statu quo au sein de son système familial d’origine. Le détachement d’avec ses figures parentales appelle un abandon de certaines convictions héritées. »


    « Cette fonction parentale a mobilisé tellement d’énergie et de sentiments pendant 20 ou 30 ans ! Elle est tissée d’enjeux et de projections puissants, dont beaucoup sont inconscients et intimement liés à notre histoire transgénérationnelle. Ce rôle a structuré notre vie et influencé nos décisions. Il est reconnu et valorisé par la société. La fin de cette fonction peut être difficile à vivre et susciter des sentiments de perte d’identité, d’inutilité, de nostalgie du temps où nous étions indispensables. » Ces ressentis sont déjà problématiques. Ils dénotent une forte identification à une fonction, à un rôle qui, pensé et vécu comme « indispensable », risque, un jour ou l’autre, de placer le parent dans une position figée.


    « L’image de la famille idéale, comme celle du parent, souffre la plupart du temps d’une forte idéalisation. Elle est le vecteur essentiel d’un ordre établi interdisant d’éclairer le dysfonctionnement familial. »


    « Plus une personne a été privée sur le plan émotionnel, plus fort est son lien fantasmatique. »


    « Plus une personne a été abandonnée, plus elle tend à se cramponner à sa famille et à ses parents et à les idéaliser. »


    Proverbe du Québec : « 2 choses que les parents doivent offrir à leurs enfants : les racines et les ailes. »


    Être parent est une fonction à durée déterminée = il est très important de s’y préparer.


    « Le respect de l’équité et de la réciprocité est le ciment de toute relation proche. »


    L’enfant se sent presque toujours redevable vis-à-vis de son parent = il aura toujours une dette. Mais « si l’amour reçu est à rendre, quelle personne pensez-vous être aux yeux de celui ou celle qui réclame un retour sur investissement ? »


    L’enfant sacrifie naturellement une part de son intégrité pour ne pas compromettre l’amour : celui qu’il donne et celui qu’il reçoit. Il est tiraillé. Jesper Juul explique comment cette tension existentielle perdure en chacun : « le conflit entre la sauvegarde de notre propre intégrité et la coopération avec ce que veulent les autres constitue le dilemme central de notre vie » = il faut en permanence s’adapter ou non aux besoins, désirs, demandes, envies des autres en fonction de nos propres besoins, désirs, demandes, envies.


    3 types de réactions psychologiques :


    La réaction projective : l’adulte projette sur l’enfant son propre contenu inconscient. L’enfant devient le véhicule et la représentation de ce contenu. L’enfant est vu comme mauvais et coupable puisqu’il réveille les pulsions de l’adulte.

    La réaction rétroversive : l’enfant est un substitut pour combler et réparer affectivement l’adulte.

    La réaction empathique : les besoins et les spécificités de l’enfant sont reconnus et l’adulte agit dans le sens de leurs satisfactions.

    « La dette éternelle de gratitude par rapport à la chance inouïe d’avoir eu de si merveilleux parents » est une épine dans le pied pour nombre de personnes. Elle les empêche d’assumer la pleine et entière responsabilité de la vie qu’elles portent en elles.


    « Un parent ne donne pas la vie à un enfant ; c’est la vie elle-même qui s’invite à travers l’enfant. Qu’il soutienne cette vie, ou l’entrave, le parent est face à un être unique et spécifique. Mettre fin à la fonction parentale est nécessaire. Cela évite de se fourvoyer en croyant que l’enfant est redevable. Vous pouvez avoir de la gratitude – ou pas – vis-à-vis de vos parents, cela ne change rien. Vos parents ont créé une vie dont vous êtes seul dépositaire. Le seul don, c’est celui que vous allez vous offrir en embellissant votre existence. »


    « L’ex-enfant ne doit rien de manière automatique à son ex-parent. Il est seul juge pour évaluer, en accord avec sa vérité intérieure, ce qu’il a envie de partager avec son ex-parent. L’enfant n’appartient pas à son parent. »


    Percevoir son enfant tel qu’il est, un enseignant en amour, est, pour le parent, le meilleur moyen de se détacher de son propre passé et des schémas d’une parentalité déficiente.


    L’autonomie et la maturité favorisent le réajustement relationnel et s’appuient sur le lien purgé de toute peur (peur de décevoir, de ne plus être aimé, d’être déloyal…)


    Il y aurait environ une personne sur deux qui vit l’attachement à son parent de manière anxieuse et insécurisante !


    L’attachement, qu’il soit amoureux, filial ou parental, peut représenter une base de sécurité, promouvoir l’ouverture, tout comme il peut devenir enfermement, dépendance.


    L’ex-enfant peut avoir différentes peurs vis-à-vis de son ex-parent : peur de décevoir, de trahir, d’être déloyal… A l’âge adulte, l’ex-enfant et l’ex-parent doivent se rencontrer dans un lien où la peur n’a plus sa place.


    Oblativité parentale = la fonction parentale se définit par un amour sans faille et désintéressé.


    La parentalité ne peut être réduite à des enjeux éducatifs car elle risque de se rigidifier et de déliter le lien. Elle implique de respecter la liberté et l’altérité de l’enfant. Cela implique un réajustement constant pour être à sa juste place et la parentalité se sait limitée !!


    « Considérer la vulnérabilité du lien replace l’humanité au cœur de toute relation. »


    « La mystification parentale instaure le parent à vie alors que penser la fonction parentale avec une échéance dans le temps a clairement un impact positif sur les capacités de transformation de l’ex-parent et l’ex-enfant. »


    La pensée magique du type : « Il/Elle va changer, va bien se rendre compte que… » est omniprésente. Mais pourquoi voudriez-vous que les relations évoluent miraculeusement ? Si vous prenez le train Paris-Marseille, vous arriverez inévitablement à Marseille. Une relation figée – par des fonctions, des règles et des échanges cadenassés – engendre toujours, à quelques détails près, le même résultat.


    Grandir, c’est se résoudre à affronter sa peur de son parent » (ou de son enfant).


    Une saine culpabilité agit comme un directeur de conscience. Elle permet de reconnaître ses erreurs et d’en apprendre un peu plus sur soi. Elle incite aussi à l’action et au changement pour défendre sa valeur personnelle et son intégrité. A l’inverse, la culpabilité toxique renvoie à l’inaction et une auto-flagellation inutile qui fait souffrir mais ne change en rien l’état des choses.


    « On ne guérit pas son enfant intérieur mais la relation à son enfant intérieur. » Idem pour son passé. L’enfant intérieur est le Moi constitué de l’enfant blessé ET l’enfant doué.


     « Signifier à un enfant qu’il doit faire plaisir à ses parents pour mériter l’amour est traumatisant. »


    L’enfant adapté a adopté une stratégie de survie par rapport à des manques, blessures, rejets, abandons… Plusieurs façons de réagir en tant qu’adulte quand on a été un enfant adapté : la régression, la futurisation, la dissociation, le monologue intérieur, les hallucinations, la spiritualisation.


    Les méta-stratégies sont la soumission, l’évitement, la dépendance, le contrôle et le pouvoir.


    La suradaptation d’un enfant est l’expression de l’adaptabilité et l’intelligence de l’enfant qui lui permettent de survivre. Cette suradaptation survit souvent à l’âge adulte alors qu’elle n’a plus lieue d’être = comportement inadapté au nouveau contexte.


    Quand un parent est mort et que l’enfant ressent une loyauté forte et aliénante, proposer d’écrire le « pacte » morbide qui le relie à son ou ses parent(s) puis lui proposer d’écrire une nouvelle alliance avec lui/eux. Différencier l’aspiration du/des parent(s) et celle de la personne qui en est prisonnière.


    L’adulte infantilisé


    Il est destiné à remplir une fonction pour le reste de sa famille = ça lui interdit une existence propre et hérite souvent de vécus non digérés par ses parents et/ou ses aïeux. Il est un éternel enfant encerclé dans une prison aux murs invisibles (ex : Tanguy). La prison est émotionnelle et une part de la vivance de l’individu est comprimée avec. Ca fait partie des loyautés destructrices.


    L’adulte infantilisé est maintenu dans une dépendance vis-à-vis de son parent. La dépendance de l’éternel enfant naît du pouvoir, de la dépendance, de la sujétion.


    Le pouvoir : le parent garde l’ascendant sur ses enfants = autorité qui impose une relation dissymétrique et hiérarchique.

    La dépendance : elle peut être affective, morale, intellectuelle, financière.

    La sujétion : l’ex-enfant se soumet à l’autorité ou aux indications de son parent pour des aspects essentiels de sa vie.

    L’ex-enfant infantilisé reste assujetti à la fonction parentale dont il est convaincu des bienfaits.


    « Une cohabitation prolongée avec son parent ne favorise pas l’évolution des règles familiales et des frontières individuelles. »


    « La part d’amour absente entre un parent et son enfant demeure à vie. Aucune relation, ni aucun lien ne peuvent recréer ce qui n’a pas été. Cette tentative de réparation enferme le jeune adulte dans un état de dépendance vaine et sans issue ou dans une pseudo-autonomie. »


    Parfois, certains adultes infantilisés désinvestissent toute relation affective, cultivent une forme de distance neutre ou rationnelle dissimulant leur sentiment d’abandon ; ils s’enferment dans une pseudo-autonomie.


    « Les individus enfermés dans des fonctions et des rôles rigidifiés ne peuvent pas puiser dans leurs incroyables ressources pour éprouver la joie d’être à la fois autonomes et alliés aux membres de leur famille. »


    Différentes facettes de l’éternel enfant adapté : le décideur, le protecteur, le médiateur, le contrôlant, le confident/partenaire, le soignant, le bouc émissaire, le parfait.


    Souvent, les rapports hiérarchisés incluent une notion de dette et de mérite.


    Fixer une durée raisonnable à la présence de l’ex-enfant sous le toit parental

    Fixer un accord financier prenant en compte les objectifs et obligations de chaque partie

    Respecter les besoins d’intimité de chacun et convenir de temps de partage

    L’adulte parentifié


    C’est une inversion des rôles. C’est l’enfant adapté en nous qui répond à la demande de l’enfant adapté de notre parent = l’enfant compense chez son parent des besoins affectifs non comblés dans l’enfance de ce dernier. L’enfant est consacré à réparer son parent.


    Beaucoup d’adultes parentifiés ne mesurent pas la situation anormale que représentent ce lien particulier et les impacts négatifs dans leur vie.


    « L’emprise affective piégeant l’adulte parentifié est souvent confondue avec le devoir filial sain et l’entraide familiale. »


    Pour que le soutien responsable d’un adulte envers son ex-parent soit acceptable, il faut :


    qu’il soit considéré et pleinement reconnu comme un service et non comme une obligation

    qu’il soit partagé avec d’autres membres de la famille

    qu’il soit relayé, en fonction des cas, par des professionnels compétents qui vont ainsi préserver la relation ex-enfant/ex-parent

    qu’il soit limité dans le temps

    qu’il soit vécu dans le respect des besoins et limites de chacun.

    3 ingrédients parentifiants :


    l’emprise affective = c’est l’enfant puis l’ex-enfant qui doit offrir sécurité et confiance à son parent

    la pseudo-gratification = c’est l’enfant puis l’ex-enfant qui doit être parfait, ce qui valorise son parent (la personne passe donc à côté d’elle-même)

    la grandiosité = c’est l’enfant puis l’ex-enfant qui est surinvesti d’une valeur grandiose et doit y répondre au détriment de lui-même.

    Dans les familles les plus dysfonctionnelles, les liens du sang sont survalorisés à l’extrême pour masquer la pauvreté des liens affectifs.


    Le détachement sécurisant de ses parents permet la connexion à soi-même.


    Sortir de la loyauté (invisible) est souvent douloureux mais salvatrice pour la relation à venir. L’individuation est l’exercice de sa responsabilité et sa liberté en se sachant imparfait = travail de toute une vie parfois. On grandit toujours.


    Le deuil d’un parent peut engendrer 2 comportements différents :


    l’ex-enfant devient son propre parent et le deuil du parent est possible

    l’adulte erre comme un éternel enfant en attente de ce qui n’a pas été et s’épuise sur le chemin du deuil non résolu.

    2 attitudes dans le deuil non résolu :


    la personne reste accrochée à son parent décédé

    la personne s’éloigne comme si cette mort est un non-événement

    Parfois, le deuil non résolu devient une mission familiale qu’une personne de la famille porte. 


    Grandir est un deuil ; c’est traverser des phases de détestation de soi, de fuite ou de rejet autant que d’accepter de se reconnaître, s’estimer ou s’unifier.


    Beaucoup d’ex-enfants veulent réparer ou sauver leur ex-parent. Ca peut se traduire par du refoulement, du déni, de l’inhibition, de l’irritabilité, de la victimisation, du contrôle, de la domination.


    L’enfant et l’ex-enfant croit inconsciemment ou pas pouvoir délivrer son parent ou ex-parent de ses souffrances = symbiose délétère. Et le parent peut aussi croire inconsciemment qu’il va être délivré par son enfant.


    Le pardon peut rééquilibrer un temps la relation mais ne résout pas les tensions intrapsychiques sur le long terme. Le pardon peut contribuer à une situation homéostatique voire même être très toxique.


    « La répétition des schémas, de génération en génération, n’est possible qu’à cause du secret. »


    La restitution de la violence vécue est libératrice et peut se faire de différentes manières (lettres, échanges, objets symboliques…) ; c’est un excellent moyen de lutter contre la répétition des violences éducatives. Sinon, trop souvent, répétition des schémas de violence.


    La dernière mission du parent est d’accueillir la vérité intérieure de son ex-enfant sans chercher à rejeter, rationaliser, minimiser, justifier ou la prendre en charge. Il s’agit d’accueillir, simplement, pour pacifier la relation.


    En devenant son propre parent, on prend soin de son enfant intérieur = clarification dans les différentes relations, apaisement émotionnel et ouverture possible et sereine envers les autres.


    Devenir adulte, c’est devenir orphelin de père et de mère pour prendre l’entière responsabilité de sa vie et de ne plus vivre l’histoire officielle défendue par son système familial, à savoir que chaque adulte reste l’enfant de son parent ; c’est à la fois douloureux et libérateur.


    5 dimensions du lien :


    le lien de filiation = besoin d’appartenir à une famille, une histoire même s’il n’y a pas de lien biologique. L’enfant grandit grâce au récit de ses origines. En sachant d’où l’on vient, on peut partir à la découverte d’autres univers.

    le lien éthique = le don/la dette. Donner, recevoir, rendre structurent les liens et créent des loyautés. Attention à l’ex-enfant qui se sent perpétuellement en dette par rapport à son parent.

    le lien moral = transmission des valeurs et des représentations familiales. C’est un besoin fondamental de cohérence entre actes et paroles.

    le lien d’appartenance = rituels communs. L’appartenance est un besoin et un sentiment. Les rites consolident la connivence et la complicité.

    le lien ontologique = reconnaissance de la singularité de chacun, accepter des différences et le départ de chacun comme processus positif.

                                                                  ou épreuve de la décision


    Schéma de vie à l’âge adulte :      départ         initiation        ou épreuve de la différenciation


    retour         ou épreuve de la désalliance (pour     créer de nouvelles règles)


    Les archétypes sociaux sont très puissants ; l’enfant et le parent peuvent rester « hypnotiser » par des fantasmes délétères (ex : un enfant doit le respect éternel à son parent).


    « Préoccupé par le fait d’être un bon parent, l’individu s’enferme dans sa mission parentale. Il porte le masque qui fait bien les choses en dissimulant ses doutes, ses limites et ses erreurs. Face au masque parental, l’enfant s’habitue aussi à mettre un masque, celui de l’enfant gentil et obéissant ou méchant et infernal. Il intègre que les attitudes mensongères sont préférables à la vérité. Il demeure une image, celle d’un enfant rêvé, fantasmé. »


    Se détacher des figures parentales et filiales permet l’expérience d’une véritable maturité du lien.


    « La responsabilité fait peur. Elle confronte inévitablement à la solitude existentielle, parfois à des sentiments de honte, de culpabilité et d’impuissance. »


    Lorsque, dans une famille, la compassion, la responsabilité et la liberté accompagnent les échanges, les liens sont profonds et les règles familiales flexibles.


    Nos droits


    Le droit à l’erreur. L’enfant a besoin de parents authentiques qui reconnaissent leurs erreurs et mobilisent leurs ressources pour modifier ce qui n’est pas juste dans le lien. L’enfant a aussi le droit à l’erreur. « Nous n’avons pas la responsabilité de veiller à ce que nos enfants ne commettent aucune erreur. Nous avons en revanche la responsabilité de leur permettre d’en faire ; s’ils n’en font pas, ils ne pourront pas apprendre ».L’erreur est un élément clé de l’apprentissage : « il faut se planter pour germer ! »

    Le droit d’affirmer son ressenti. C’est aussi essentiel.

    Le droit de s’indigner. Par rapport à la violence notamment. La nommer pour la dépasser.

    Le droit de retrait de l’ex-enfant par rapport à son ex-parent. C’est parfois très salutaire. On peut avoir besoin de temps de digestion émotionnelle pour éviter de rejouer les mêmes scénarios, prendre le temps de la réflexion pour sentir ce qui est fondamental dans le lien et imaginer une nouvelle relation.

    Le droit de démissionner de sa fonction parentale ou filiale. Ce n’est pas un acte d’abandon mais une libération des liens. Un ex-parent mature et bienveillant se réjouit de voir son ex-enfant heureux sans lui. Et inversement. Les retrouvailles n’en seront plus que légères et plus libres.

    Le droit de se réactualiser. C’est recontextualiser pour éviter de fixer des images désuètes de l’un ou l’autre et ça permet de se désidentifier à des rôles passés.

    Les grands-parents n’ont pas le rôle d’éduquer.


    « Demeurer parent donne un sens que certains ont du mal à trouver dans leur vie en dehors de ce rôle. »

  • Je t’en veux, je t’aime ou comment réparer la relation à ses parents — Isabelle Filiozat

    Le pardon n’est pas un outil nécessaire à la guérison des blessures. Il peut soulager mais donner une illusion de libération. Le pardon est en revanche utile à la restauration de l’intimité.


    Il faut croire en la réconciliation ; il faut recréer du dialogue, du lien.


    Oser dire les frustrations, peines, malentendus pour assainir la relation ; sinon : sujets tabous, relations superficielles, ennui (symptôme de refoulement émotionnel)


    La relation parents/enfants demande des capacités relationnelles phénoménales : on change toute sa vie !


    « Les attitudes exaspérantes sont des tentatives de contact ».


    Attention à nos interprétations !!! A l’enfermement des personnes dans un rôle, une attitude.


    La plupart des insultes sont des projections. Derrière une insulte se cache toujours une blessure, un besoin ou une émotion.


    La violence n’est pas une méthode de résolution des conflits.


    La honte est toujours associée à une carence affective (peur de perdre l’estime des autres).


    Secrets, non-dits, tabous = toujours source de souffrance. L’enfant sait qu’on lui cache quelque chose.


    Quand un parent donne une punition disproportionnée sous le coup de la colère, il est du devoir de l’autre de rétablir une punition adaptée. On peut expliquer ses décisions, paroles sans être discrédité.


    Déculpabiliser l’enfant en soi qui a été violenté ou mal aimé = accepter de comprendre pourquoi le parent a agi ainsi, sans se responsabiliser.


    Quand on devient parent : réémergence de sa propre histoire (projections…)


    La colère est réparatrice. C’est une émotion qui recoud la blessure et aide à restaurer l’intégrité. Il y a plusieurs temps dans l’expression de la colère. Elle doit passer de l’agression à la construction. Une fois la colère exprimée, il y a possibilité de réconciliation avec les parents.


    La colère part du centre de soi, repousse l’agresseur et répare.


    En tant que parent, la colère de l’enfant peut être très difficile à entendre car le parent peut trouver intolérable de ne pas être arrivé à comprendre son enfant.


    Frapper son enfant en disant « c’est pour ton bien », c’est associer la violence à quelque chose de positif. Le message reçu par l’enfant est donc très contradictoire et très perturbant.


    Les enfants n’ont pas à être redevables de l’éducation qu’ils ont reçue. Pas de gratitude. Nos parents ne sont pas nos supérieurs.


    Pour guérir de nos souffrances, il faut identifier le symptôme comme une blessure et non comme une partie de notre identité.


    On ne peut changer que ce sur quoi nous avons du pouvoir = sortir du rôle de victime.


    L’idéalisation des parents est un piège : refoulement, oubli, victimisation… c’est un mécanisme de défense inconscient pour éviter de trop souffrir. L’idéalisation est une tentative désespérée de réparer le parent, conserver l’illusion de bon parent aimant. Moins il y a d’amour, plus il y a idéalisation.


    Nos symptômes sont la partie émergée de l’iceberg de nos conflits intérieurs. Ce sont des conséquences et non des causes de nos malheurs.


    L’enfant se donne pour mission inconsciente de soulager ses parents d’un trop-plein de violence en eux. Il les pousse à bout pour que les parents laissent échapper un peu de pression de la cocotte-minute


    Asthme chez l’enfant est lié à une perception de l’angoisse de la mère qui n’a pas exprimé ses émotions, colères envers ses propres parents. Epargnant ses parents, elle porte son angoisse sur son enfant. C’est un processus complexe et inconscient = ne pas culpabiliser la mère.


    Le sentiment d’amour se nourrit. Il n’est pas là pour toujours. Plus on se parle, plus on s’aime.


    On projette sur nos parents la peur de leur faire du mal en exprimant nos ressentis sur notre passé alors qu’en réalité on a peur d’eux.


    Sans jugement, accusation, culpabilisation = on peut tout dire à ses parents.


    Parfois, l’individu ne veut pas avancer vers la colère et la réconciliation (car il pense donner raison à ses parents s’il s’engage dans cette voie) et garde, du coup, la rancœur.


    Le suicide est à la fois une quête d’amour (l’enfant espère qu’il va manquer à ses parents), une vengeance (ils m’ont fait tellement mal qu’ils vont le regretter) et une soumission (puisqu’ils ne m’aiment pas, je disparais).


    L’adolescent doit tourner le dos à ses parents. Ces derniers doivent être à l’écoute au-delà des revendications apparentes (souffrance, insécurité, etc.)


    Pour se tourner vers soi-même, pour devenir un individu, on a besoin de tourner le dos à ce qui a été appris et se séparer.


    Beaucoup de tensions, gênes, rigidités peuvent être liées à différentes souffrances de l’enfant ou l’adolescent. Le corps s’en souvient ; on peut les laisser s’exprimer pour « dégager » son corps.


    Quand les émotions n’ont pas été exprimées, la simple évocation de la blessure fait remonter le refoulé.


    La mémoire et les émotions sont très liées. Parfois on ne se souvient pas car inconsciemment on ne veut pas retrouver les émotions de l’époque (colère, comportement inadapté…)


    Il faut souvent du temps pour rencontrer son/ses parents pour un vrai échange.


    Les jugements dissimulent les blessures non guéries, les émotions refoulées =  déplacement du vrai problème.


    La rencontre avec les parents ne guérit pas l’enfant. Elle permet la réconciliation, la réparation de la relation. La guérison de l’enfant lui appartient.  L’enfant peut donc guérir même si ses parents sont défunts.


    Nombre de parents ne savent pas qu’ils n’aiment pas leurs enfants. Ils éprouvent de l’attachement mais pas d’amour. Confusion entre sacrifices, apports matériels, etc. et… AMOUR !!

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Retrouvez ici des conférences et des podcasts inspirants sur la communication, la relation à soi et aux autres.

  • Apprendre à gérer ses émotions — Isabelle Filliozat

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  • La relation avec soi-même — Jacques Salomé

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  • Communication dans le couple — Jacques Salomé + Guy Corneau

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  • L’attachement — Nicole Guédeney

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  • Émission Les Maternelles — Enfants tyrans, enfants en souffrance ?


    Il y aurait aujourd’hui davantage de familles confrontées aux « enfants tyrans ». Ce sont souvent des familles très sensibles aux besoins de leurs enfants.

    Profils plus exposés : parents plus âgés, parents adoptifs, problèmes de santé, enfant unique ou enfant dans lequel on investit beaucoup.


    Les parents ressentent souvent de la honte, craignent le jugement, et finissent par s’isoler. D’autant plus que, le plus souvent, l’enfant se comporte parfaitement bien à l’extérieur : les retours positifs renforcent l’incompréhension des proches… et des parents eux-mêmes.


    Ces enfants arrivent à respecter les règles hors du domicile : ils font un effort d’adaptation. Une fois rentrés, dans ce lieu perçu comme sécurisant, ils relâchent la pression et expriment leurs symptômes.


    Ils peuvent aussi manquer de confiance en eux.


    À la maison, ce sont des enfants souvent très coléreux, qui ont pris le pouvoir. Les parents en viennent à en avoir peur et s’adaptent à leurs réactions. Ces comportements relèvent de troubles du comportement : des difficultés pédopsychiatriques, pas seulement éducatives.


    Troubles associés possibles : gestion émotionnelle, déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, anxiété, peur de la séparation ou de l’abandon, TOC, troubles « dys », troubles du spectre autistique…


    Ils demandent régulièrement réparation ou considération (surtout à l’adolescence) et sont très sensibles à l’injustice.


    Un suivi pédopsychiatrique est important, tout comme un accompagnement pour les parents afin de les déculpabiliser.


    Pour enrayer la dynamique du conflit et de la violence


    Le parent doit commencer par maîtriser ses émotions (ne pas se mettre en colère, ne pas montrer sa peur…).

    Il peut annoncer qu’il a besoin d’un temps pour réfléchir, afin de ne pas être envahi par ses propres émotions ni par celles de l’enfant : « Ce qui vient de se passer est grave. J’ai besoin de réfléchir à la suite que je vais donner. »

    Le parent revient ensuite et propose un sitting dans la chambre pour réfléchir ensemble.

    Violence ou soumission du parent = échec total, l’enfant garde le pouvoir.


    Si le parent sent qu’il va perdre patience, il doit s’éloigner.

    Face au conflit, il doit s’assurer qu’il dispose d’environ 30 minutes de sang-froid ; sinon il risque d’échouer à nouveau.


    Les parents peuvent apprendre :


    la résistance non violente,

    des thérapies comportementales et cognitives basées sur le renforcement positif.


    Sortir du secret est essentiel : le silence renforce le sentiment de toute-puissance de l’enfant. En parler à l’entourage permet de créer un réseau autour de l’enfant qui l’amène à changer (ex. : prévenir une personne d’un conflit et lui demander d’appeler l’enfant pour en discuter).


    Il n’est jamais trop tard pour agir !


    Médication


    La médication peut aider certains enfants (méthylphénidate, Ritaline®).


    L’hyperactivité, non traitée, expose à des risques : une étude menée dans l’armée suisse a montré que les jeunes n’ayant pas été traités par Ritaline® étaient davantage consommateurs de cannabis.


    Les dix principes de Russell Barkley pour accompagner un enfant TDA/H


    L’éducation d’un enfant TDA/H repose sur trois bases :


    Faire une pause avant de réagir.

    Se rappeler les principes.

    Choisir une réponse cohérente avec ces principes.


    1) Donner plus rapidement du feedback et appliquer des conséquences immédiates


    Ces enfants vivent davantage dans le « présent ». Vous devez donc être présent, vous aussi, dans ce moment.


    La rétroaction positive peut être : félicitations, compliments précis, gestes affectueux, privilèges, système de points… L’essentiel est l’immédiateté. De même pour les rétroactions négatives, toujours modérées, avec explication claire et conséquence immédiate.


    2) Donner plus fréquemment du feedback


    Les conséquences doivent être rapides et fréquentes.

    Par exemple : féliciter régulièrement l’enfant lorsqu’il reste concentré.


    3) Utiliser des conséquences plus grandes et plus motivantes


    Ces enfants ont besoin de conséquences plus puissantes : gestes affectifs, privilèges, petites récompenses, jetons, petits objets, parfois argent.


    Même si cela semble contraire aux règles habituelles, leur fonctionnement demande des renforcements plus marqués pour installer les comportements attendus.


    4) Utiliser le renforcement positif avant la punition


    Ces enfants reçoivent déjà beaucoup plus de réprimandes que les autres.

    La punition seule est inefficace et génère ressentiment, hostilité, voire contre-contrôle.


    Toujours mettre en place les récompenses avant les punitions.


    Une règle : pour toute punition, offrir deux ou trois occasions de félicitations et de récompenses.


    5) Être constant et cohérent


    Être constant signifie :


    dans le temps,

    sans abandonner trop vite,

    dans des contextes différents,

    en coopération avec d’autres adultes.


    L’imprévisibilité mène à l’échec. Tester un programme au moins deux semaines avant de juger son efficacité.


    6) Arrêter de trop discuter et agir


    L’enfant TDA/H réagit davantage aux conséquences qu’aux explications.

    Beaucoup discuter ne fait qu’aggraver la situation.

    Agir rapidement, fréquemment et avec cohérence permet des améliorations.


    7) Anticiper les situations problématiques


    Avant d’entrer dans un lieu difficile (magasin, restaurant…), suivre ces étapes :


    S’arrêter.

    Rappeler 2–3 règles simples et les faire répéter.

    Prévoir une récompense.

    Expliquer la punition en cas de non-respect.

    Appliquer le plan et donner du feedback fréquent.


    8) Garder à l’esprit les fragilités de maturation de l’enfant


    Se rappeler que l’adulte, c’est vous.

    Garder une distance psychologique, imaginer observer la scène de l’extérieur.


    9) Ne pas prendre les problèmes personnellement


    Ne pas interpréter les échecs comme une incompétence personnelle.

    Garder son calme, utiliser l’humour, parfois sortir de la pièce pour se ressaisir.


    10) Pardonner


    C’est le principe le plus important et le plus difficile.


    Pardonner demande :


    Le soir, prendre un moment pour pardonner à l’enfant ses manquements de la journée.

    Pardonner aux personnes qui ont mal compris son comportement.

    Se pardonner soi-même : identifier les pistes d’amélioration sans sombrer dans la culpabilité.

  • Conférence — Nouveaux couples, nouvelles familles — Boris Cyrulnik

    Il est beaucoup plus difficile de définir la famille aujourd’hui ; c’est devenu un espace variable avec les nouvelles formes de famille.


    La proximité affective rend les relations compliquées ; c’est au sein de la famille que le poids des mots est le plus important. Ils peuvent être douloureux et les blessures sont donc faciles.


    Les couples et les familles instables ne parviennent pas à travailler sur la séparation.


    Les couples et les familles stables travaillent sur la séparation.


    La même blessure a un destin différent selon le contexte culturel et social.


    Avant, la filiation affective avait plus d’importance que la filiation biologique. Aujourd’hui, beaucoup de cultures pensent que la filiation biologique est secondaire.


    La culture a valorisé la violence masculine (gladiateurs, guerriers, bagarreurs…) ; maintenant ça n’est plus le cas (ou beaucoup moins) mais c’est récent dans notre histoire.


    Le père « napoléonien » représente un père très absent et la mère était donc dévouée à la famille. Les femmes de cette époque instrumentalisaient les pères qui exerçaient leur autorité paternelle en  « pères fouettards » quand ils rentraient.


    Aujourd’hui, les hommes ne veulent pas être des pères fouettards. Il y a un grand progrès dans la relation père/enfant… mais ça rend la séparation plus douloureuse en cas de divorce ou séparation du couple.


    Chacun a sa représentation de la famille. Il y aurait 550 formes de familles différentes rien que dans la représentation « traditionnelle » de la famille !!


    Le développement du bébé dans le ventre de la mère est totalement en lien avec les émotions maternelles (stress, violences, joies…) En cas de stress chronique, des substances toxiques se développent dans le cerveau du bébé. Par neuro-imagerie, on observe des dysfonctionnements cérébraux avant même la naissance. Pour autant, ce n’est pas la mère qui est coupable ! Ce sont les émotions qu’elle vit.


    Et si on entoure la mère alors le bébé reprend la construction de son cerveau. On n’a même pas besoin de s’occuper du bébé. Une mère sécurisée devient une mère sécurisante. Il est donc important de s’occuper des femmes enceintes !


    Des observations montrent que des bébés abandonnés dormant mal, mangeant mal pouvaient, après 24-48h, retrouver un sommeil, un appétit et des sécrétions hormonales satisfaisants quand ils ont un substitut parental sécurisant. C’est de la résilience physiologique !


    Pour autant, un bébé qui vit sans altérité voit son cerveau s’atrophié en 3 semaines. Si l’abandon est trop loin, la résilience ne fonctionne pas.


    Il est important que le bébé n’ait pas qu’une seule figure d’attachement. Il risque d’être pris dans un piège affectif. Il doit aimer deux figures différentes.


    Le père et la mère s’occupent du bébé différemment et c’est important que l’enfant apprenne à aimer de deux façons différentes.


    Bowlby dit que le système familial est le plus protecteur et permet de multiples attachements selon que la famille compte 4,6,8 personnes… L’enfant apprend les interactions très précocement et s’il a plusieurs tuteurs de développement, cela permet que si une figure est défaillante à certains moments, d’autres sont présentes. 


    Parler autour d’un bébé active dans son cerveau la zone des sons. S’adresser directement au bébé lui permet de transformer sa zone des sons en zone du langage.


    En 2 générations, les conditions des femmes ont énormément changées. Avant, le divorce était une tragédie, maintenant, c’est très différent même si ça peut être très douloureux.


    Aujourd’hui, il y a beaucoup plus de grossesses médicalisées notamment car les femmes procréent plus tardivement. Mais les femmes connaissent aussi beaucoup plus de solitude autour de leur grossesse et leur accouchement = peu ou pas de transmission d’informations dans notre culture, de l’environnement. Avant, les femmes étaient très entourées ; aujourd’hui, elles sont très autonomes et plus seules. Elles rentrent beaucoup trop vite chez elles après la naissance de leur enfant.


    Les dépressions post-natales ont beaucoup augmenté et on voit aussi des jeunes mères se suicider. C’est le signe d’une désorganisation de la société. Les femmes connaissent donc une nouvelle manière d’être mère = plus âgées, plus épanouies… et plus seules. 


    Le burnout maternel a aussi augmenté. La mère donne les consignes au père ; la mère gouverne. Les femmes sont maintenant indépendantes de leur mari.


    Il faudrait dire aux couples que jusqu’aux 3 ans de l’enfant, il faudrait mieux ne pas se séparer (âge de la parole). Les 1000 premiers jours de l’enfant sont très importants.


    Les pères sont nouveaux. On ne sait pas définir qui est père aujourd’hui dans notre culture (père filial ? père affectif ?, beau-père ?…) Il y a des sociétés où sont considérés comme pères et mères tous ceux qui font partis du groupe ; ça permet à l’enfant d’accéder à des niches sensorielles multiples. Quand dans une culture, il n’y a plus de père, c’est l’état qui prend cette fonction.


    Pour se sentir père, il faut s’occuper de son enfant. Il faut que le développement affectif entre l’enfant et le père puisse exister.


    On voit une diminution des rapports sexuels chez les jeunes, surtout depuis la pandémie. C’est assez inattendu. Il y aurait une peur de la sexualité ? Les jeunes seraient entravés par la sexualité ? Peur de s’attacher, de perdre leur liberté, de l’asservissement ? La nouvelle valeur est le développement personnel…


    Un enfant est aussi une « entrave » à la réussite professionnelle ; beaucoup de mères doivent faire un choix : s’occuper de l’enfant, reprendre le travail et laisser l’enfant à garder… 


    Maintenant, il peut y avoir beaucoup de beaux-pères dans la vie d’un enfant. Les repères changent et posent la question de qui fait partie de la famille ou non avec parfois une confusion des rôles, des fonctions et des places. Ca pose la question de l’inceste : peut-on parler d’inceste quand il n’y a aucun lien filial entre un beau-père et une belle-fille, un demi ou quart de frère avec une demie ou quart de sœur ?…


    Quand il n’y a plus de structure familiale définie, ça ouvre les portes à l’inceste et c’est aussi un indice de désorganisation sociale. Toutes les sociétés interdisent l’inceste.


    Il y a parfois confusion entre lien d’attachement et sexualité ; Boris Cyrulnik donne l’exemple d’un patient, accusé d’inceste, reçu en consultation et qui exprime : « Vous vous rendez compte ? Je suis allé en prison car j’ai fait découvrir l’amour à ma fille de 12 ans !! »


    Tous les couples et toutes les familles sont nouveaux ; il faut donc tout repenser !


    Est posée la question de l’hyper kinesthésie chez les enfants qui sont de plus en plus nombreux à le vivre et de plus en plus jeunes. Un élément de réponse pourrait être dans le « sprint » des parents concernant leur rythme de vie (travail, stress, horaires, organisation…) qui pourrait impacter les jeunes enfants, particulièrement les garçons. C’est remarqué dans les pays riches dont le rythme est généralement intense. 


    En revanche, dans les pays du Nord où les congés parentaux sont beaucoup plus longs, le rythme de travail cadré et moins stressant, on n’observe presque pas d’hyper kinesthésie.


    Une étude à démontrer qu’un dollar dépensé pour la petite enfance était en moyenne 8 dollars d’économisés à l’adolescence… 

  • Conférence — La communication intime dans le couple — Carolle Graf

    Parler de sexualité est difficile.

    La « lune de miel » sexuelle ne dure pas éternellement, mais cela ne signifie pas qu’il faut se résigner : on peut vivre une sexualité épanouie toute la vie.


    Lorsqu’il y a des frustrations pendant cette lune de miel, elles sont souvent mises de côté… jusqu’à ce que le cerveau revienne à son état « normal » : ce qui était refoulé refait surface.


    La baisse de désir peut être liée à la fatigue, au stress, à la lassitude, à un rapport de force, etc., ce qui peut entraîner une forme de résignation.

    Pourtant, une sexualité épanouie demande des efforts, de l’énergie, de l’attention.


    Les couples qui veulent durer doivent franchir des étapes


    La sexualité n’est jamais acquise une fois pour toutes : elle évolue, se réajuste, et nécessite de la verbalisation.

    Parler de ce qu’on aime ou non permet à l’autre d’agir autrement, de viser juste.


    Il est important d’exprimer :


    ses désirs (positions, caresses, moments de la journée, ambiance…)

    ses peurs (avoir mal, ne pas avoir d’orgasme, éjaculer trop vite, manquer de plaisir…)


    Quand parler de sexualité ?


    Dans le lit : pendant l’acte, pour dire ce qui est agréable, ce qui ne l’est pas, ce qu’on souhaite ou non.

    Hors du lit : pour remettre sa sexualité en question et l’améliorer.


    Exclusivité, jalousie, désir : des sujets à explorer


    On peut même envisager un « contrat » en CDD pour définir l’exclusivité du couple.


    La jalousie peut prendre plusieurs formes :

    envie ? possessivité ? peur de perdre l’autre ? d’être abandonné ?


    Et cette question revient souvent : désirer quelqu’un d’autre, est-ce tromper ?

    Il est essentiel d’en parler, encore et encore.


    Désirer, c’est être vivant : ce n’est pas un choix conscient.

    Nous vivons dans une société monogame, mais nous ne sommes pas forcément « faits » pour l’être.


    L’écoute silencieuse


    Le principe :


    Une personne parle aussi longtemps qu’elle le souhaite, sans être interrompue, jusqu’à dire « j’ai fini ». Thèmes possibles : mois écoulé, sexualité, émotions…

    L’autre écoute, puis parle à son tour, sans répondre directement.

    Ensuite seulement, on échange sur ce qui a été dit.


    Même en période de conflit, cette méthode est bénéfique : elle n’apporte pas la solution sur-le-champ, mais permet d’exprimer et de faire entendre les ressentis.


    Sexualité et romantisme


    En général, les femmes ont besoin d’affectif pour aller vers la sexualité.

    En général, les hommes ont besoin de sexualité pour aller vers l’affectif.


    Conclusion : cela demande des efforts, autant dans le romantisme que dans la sexualité (sans parler de sacrifices).


    On peut aussi changer sa manière de formuler les choses :

    « Je fais l’amour pour prendre soin de mon couple » plutôt que

    « Je fais l’amour pour lui faire plaisir »… et inversement.


    La sexualité s’apprend.

    C’est un véritable terrain de jeu où peuvent s’exprimer possession, soumission, domination… Il est sain de laisser vivre cette part d’ombre dans l’intimité plutôt qu’à l’extérieur.


    Déconstruire les fausses idées


    Non, la sexualité n’est pas innée chez les hommes.

    Non, les femmes ne doivent pas attendre qu’on leur apprenne.

    Non, 80 % des femmes ne sont pas vaginales : elles sont clitoridiennes.


    Les femmes doivent donc connaître leur corps, dire si elles sont plutôt clitoridiennes ou vaginales, sous peine de simuler. Les hommes, eux, peuvent apprendre à recevoir et à ne pas être constamment dans l’action.


    Pour qu’une femme atteigne l’orgasme, il faut :


    bien se connaître,

    communiquer,

    s’autoriser à guider.


    Au moment de l’orgasme, chacun se recentre sur soi : ce n’est pas un moment de « partage », et c’est normal.

    À noter : les hommes peuvent muscler leur plancher pelvien pour retarder l’éjaculation.

Cinq personnes dans des poses variées, dansant et célébrant.

Des clés pour mieux comprendre et agir

Pourquoi ces ressources ?

Ces ouvrages et conférences ne remplacent pas un accompagnement sur mesure, mais vous offrent :


  1. Une meilleure connaissance de soi
  2. Des éléments de compréhension sur la communication et les conflits (couple, famille...)
  3. Des bases face à certaines personnalités complexes
  4. Des éclairages sur les dynamiques familiales

de la pensée à l'accompagnement

Continuez d'explorer vos réflexions avec un suivi conjugal ou familial

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